Plan anti-djihad: Les mesures de Valls pour lutter contre la radicalisation des jeunes

TERRORISME Le Premier ministre réunit ce lundi un comité interministériel pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation…

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls
Le Premier ministre Manuel Valls — ALAIN JOCARD / AFP

Manuel Valls prévoit de mettre le paquet pour lutter contre la radicalisation des jeunes. Le Premier ministre va présenter ce lundi un nouveau plan contre le terrorisme et la radicalisation, qui regroupe des mesures déjà connues et des dispositifs nouveaux. En parallèle, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a annoncé avoir mis en place ce dimanche un « conseil théologique », chargé d’élaborer un contre-discours pour répondre à la propagande djihadiste qui fleurit notamment sur Internet.

« Face à un phénomène d’ampleur, qui concerne aujourd’hui plus de 2.000 personnes identifiées dans les filières syro-irakiennes et près de 9.300 personnes signalées pour radicalisation », Matignon revendique une « approche la plus transversale possible ». Le point sur les mesures envisagées par Manuel Valls.

  • Doubler la capacité de prise en charge

« Le plus gros volet concerne la prise en charge des personnes radicalisées et la politique de déradicalisation », a-t-on déclaré dans l’entourage de Manuel Valls. « L’objectif est de doubler, en deux ans, la capacité de prise en charge, alors qu’aujourd’hui 1.600 jeunes et 800 familles bénéficient, sur la base d’un volontariat, d’un suivi. »

  • « Professionnaliser » les associations

Soulignant que les structures chargées de cette « déradicalisation » étaient au départ « quasi inexistantes », et qu’il s’agit encore d’associations « souvent fragiles », le gouvernement entend les renforcer en accompagnant leur « professionnalisation ».

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  • Mettre en place des formations de déradicalisation

Il souhaite également s’appuyer sur des structures plus établies de lutte contre la délinquance en mettant en place des formations pour qu’elles puissent s’occuper de déradicalisation, selon cette source.

  • Développer un « contre-discours »

Autre objectif : renforcer un « contre-discours public » face à la propagande djihadiste et « développer et soutenir financièrement un contre-discours privé ».

  • Plus de moyens financiers

Le fonds interministériel de prévention de la délinquance, déjà abondé de 20 millions d’euros supplémentaires en 2015 pour la lutte antiterroriste, recevra 20 millions de plus par an en 2016-2017.

Le plan reprend aussi plusieurs mesures du projet de réforme pénale en cours d’examen au Parlement, comme le contrôle administratif pour des personnes de retour du djihad ou la refonte du renseignement pénitentiaire.