Catastrophe de Brétigny: Les victimes ont été reçues par les juges

JUSTICE L’accident ferroviaire avait fait sept morts et des dizaines de blessés le 12 juillet 2013…

20 Minutes avec AFP

— 

Sur les lieux de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, le 13 juillet 2013.
Sur les lieux de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, le 13 juillet 2013. — SOLAL/SIPA

Près de trois ans après le drame, les victimes de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge sont reçues ce lundi par les trois juges d’instruction chargés du dossier. C’est une première depuis le début de l’enquête.

« C’est la moindre des choses. On attendait cela depuis plusieurs mois, c’est curieux que cela n’arrive que maintenant », souligne Me Gérard Chemla, conseil de l’association  Entraide et défense des victimes de la catastrophe de Brétigny , à l’origine de la demande.

>> A lire aussi : Des défaillances à plusieurs niveaux

Presque trois ans se sont écoulés après l’ouverture de l’information judiciaire, et « les victimes n’ont bénéficié d’aucune information de la part des juges d’instruction », avait souligné Me Chemla dans une lettre adressée aux juges début février. Dans ce courrier, Me Chemla avait également demandé la présence des experts ferroviaires et métallurgiques pour qu’ils puissent être interrogés sur leurs différents rapports.

« Des questions autour de la SNCF et de ses trucages »

« Nous poserons également des questions autour de la SNCF et de ses trucages », ajoute l’avocat, alors que des écoutes judiciaires laissent supposer que l’entreprise a préparé les personnes entendues par la justice.

>> A lire aussi : La SNCF aurait «manipulé l'enquête»

« On a toujours soupçonné la SNCF de cacher quelque chose et ces révélations dans la presse en sont le témoignage. Les victimes sont en colère et attendent beaucoup de cette audience, pour avoir des infos supplémentaires », explique sur France Info Thierry Gomes, qui a perdu sa mère et son beau-père le 12 juillet 2013.

Le 12 juillet 2013, le déraillement d’un train en gare de Brétigny-sur-Orge avait fait sept morts et des dizaines de blessés, à cause d’une éclisse (une sorte de grosse agrafe sur l’aiguillage), dont une fissure n’avait pas été détectée lors des tournées de surveillance, et dont trois des quatre boulons s’étaient cassés ou dévissés. L’éclisse avait alors pivoté, provoquant l’accident.