Normandie: Décès de l'adolescente découverte dans le coma chez elle, au milieu d'excréments

FAITS DIVERS Les parents ont été mis en examen pour non-assistance à personne en danger...

A.B. avec AFP

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Vue générale du CHU de Caen.
Vue générale du CHU de Caen. — Kenzo Tribouillard AFP

Une adolescente de 17 ans qui avait été retrouvée le 22 avril dans le coma chez ses parents à Flers (Orne), au milieu d’excréments et de détritus, est décédée vendredi, a-t-on appris auprès du parquet d’Argentan.

Les parents mis en examen pour non-assistance à personne en danger

« Elle est décédée ce matin à l’hôpital », a indiqué le procureur de la République Hugues de Phily. « Ses parents, mis en examen pour non-assistance à personne en danger, et placés sous contrôle judiciaire, encourent cinq ans de prison », a-t-il rappelé.

Il y a quinze jours, la police avait découvert la jeune fille dans le coma, dans une maigreur extrême, le corps maculé d’excréments avec par endroits des blessures infectées. Ses membres inférieurs étaient emmaillotés dans plusieurs couches de vêtements et le haut du corps était dénudé.

Le sol de sa chambre était jonché d’excréments et de détritus et dégageait une odeur pestilentielle. Dans les pièces voisines les parents, quadragénaires, vivaient dans des conditions d’hygiène normales.

Un « comportement énigmatique »

Les enquêteurs avaient été alertés par les pompiers que la mère avait appelés alors qu’elle « voyait sa fille dans un état critique », avait indiqué le procureur juste après la découverte. L’enquête ne fait que commencer. Une autopsie sera pratiquée pour connaître les causes exactes de la mort de l’adolescente.

La mère, âgée de 45 ans, salariée, avait indiqué aux enquêteurs qu’elle allait déposer « de temps à autre » de la nourriture dans la chambre. Le père, 48 ans, est sans emploi. Tous deux, sans problèmes psychiatriques apparents, ont néanmoins un « comportement énigmatique », selon Hugues de Phily.

Si la mise en examen reste la même, ils comparaîtront devant le tribunal correctionnel d’Argentan. Pour leur « délit », le Code pénal prévoit une peine maximum de 5 ans de réclusion.