Finalement, les étudiants de première années de médecine ne seront pas choisis par tirage au sort

CAFOUILLAGE Contrairement à ce qui avait été annoncé ce jeudi matin...

M.P.

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Des candidats de première année de médecine, à Marseille (AFP)
Des candidats de première année de médecine, à Marseille (AFP) — Anne-Christine Poujoulat AFP

Marche-arrière toute ! Contrairement à ce qu’affirmait le Monde, se fondant sur le Service interacadémique d’affectation des étudiants en première année d’études médicales et odontologiques (Sadep), il n’y aura pas de tirage au sort pour sélectionner les 7.500 candidats à la première année de médecine pour la rentrée prochaine.

« Je ferais tout pour que le tirage au sort pour accéder en première année de médecine n’existe jamais : il n’y a pas plus stupide comme moyen de sélection surtout pour accéder à des filières très sélectives », a assuré Thierry Mandon, secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur auprès de Libération. Egalement sollicité par le quotidien, l’entourage de Najat Vallaud-Belkacem assure que cette solution n’a même jamais été évoquée pour remédier aux trop nombreuses inscriptions dans cette filière très prisée. Des déclarations confirmées par le rectorat de Paris, dans un communiqué ce jeudi. « Tous les bacheliers d’Ile-de-France pourront suivre les études de leur choix », assure le texte.

Les étudiants étaient montés au créneau

L’an dernier quelque 8.100 bacheliers avaient inscrit la première année de médecine comme leur premier choix d’orientation. De fait, s’il y avait eu tirage au sort, quelque 600 étudiants se seraient retrouvés privés de leur choix de manière complètement aléatoire.

Les étudiants sont très vite montés au créneau contre la première annonce du Sadep. « Il est difficile de dire à des bacheliers qui souhaitent s’engager dans des études très difficiles qu’ils ne pourront même pas tenter leur chance. De plus, le tirage au sort élimine d’office des étudiants qui ont statistiquement le bon profil pour réussir, c’est catastrophique », expliquait ainsi au Monde Rémi Patrice, vice-président de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) chargé des études médicales.

Les déclarations de leur ministre de tutelle devraient les rassurer et leur permettre de profiter pleinement de ce pont de l’Ascension.