La Banque de France ne veut plus de billet de 500 euros

BANQUES La coupure est accusée de jouer un rôle dans le financement du terrorisme et des trafics…

H. B.

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Illustration d'un billet de 500 euros.
Illustration d'un billet de 500 euros. — JAUBERT/SIPA

Le débat dure depuis des mois. Le billet de 500 euros, montré du doigt pour son rôle dans le financement du terrorisme, pourrait disparaître. Après la Banque centrale européenne (BCE) qui réfléchit à le retirer de la circulation, c’est désormais la Banque de France qui prend position. Le gouverneur de l’institut monétaire français, François Villeroy de Galhau, a confié aux Echos qu’il s’était prononcé en faveur de la suppression de ce billet.

« Il s’agit d’un élément de mobilisation pour lutter contre le blanchiment d’argent et contre le financement du terrorisme », a-t-il expliqué.

Bientôt une décision de la BCE

« Les autorités compétentes soupçonnent de plus en plus qu’ils soient utilisés à des fins illicites, un argument que nous ne pouvons plus ignorer », avait expliqué en février dernier Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE à propos des billets roses. L’organisme devrait statuer dans les prochaines semaines sur une interdiction ou pas du billet de 500 euros dans les pays européens.

>> A lire aussi : Pourquoi il faut supprimer le billet de 500 euros

La plus grosse coupure de la monnaie unique sert « plus à faciliter des transactions qui ne sont pas honnêtes qu’à permettre à vous et moi d’acheter de quoi se nourrir », avait quant à lui déclaré le ministre des Finances français Michel Sapin.

Seul l’Allemagne, habituée aux grosses coupures, a ouvertement critiqué la volonté de la BCE de supprimer cette grosse coupure.