L'ex-candidat du NPA Olivier Besancenot réclame l'interdiction du flash-ball

VIOLENCES Après l’incident qui a coûté un œil à un manifestant à Rennes, de nombreuses personnalités politiques dénoncent l’utilisation de cette arme…

H. B.

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Des policiers équipés de flashs ball le 21 février 2015 à Nantes.
Des policiers équipés de flashs ball le 21 février 2015 à Nantes. — SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

Il ne veut plus de flash-ball. Olivier Besancenot veut ouvrir le débat sur l’utilisation par la police des lanceurs de balles de défense. Après l’incident qui a coûté un œil à un manifestant contre la loi travail à Rennes, l’ex-candidat du NPA réclame l’interdiction de cette arme. Sur le plateau de BFMTV, le leader d’extrême gauche n’a pas hésité à exhiber une balle de flash-ball pour montrer sa dangerosité.

« Vous allez la soupeser, ce n’est pas très lourd, mais envoyée à la vitesse d’un TGV à moins de 15 mètres, je vous laisse deviner ce que cela donne. Une association Acat (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) vient de sortir il y a quelques semaines un rapport. Depuis 2005, ces armes dites non létales ont fait 39 blessés grièvement, dont un mort, et souvent dans 30 % des cas sur des mineurs », a dénoncé l’ex-porte-parole du NPA sur BFMTV.

Les syndicats de policiers « scandalisés »

Olivier Besancenot n’est pas le seul à dénoncer l’utilisation de cette arme. Un collectif de personnalités politiques et d’intellectuels a également lancé ce dimanche un « appel contre l’usage des flash-ball et lanceurs de balles de défense » dans les manifestations. Parmi eux, Pierre Laurent, Aurélie Filipetti ou Daniel Cohn-Bendit, et représentants du monde culturel, comme Etienne Balibar, Annie Ernaux ou encore Robert Guédiguian.

Certains syndicats de policiers se disent « scandalisés » par cette initiative. Alternative Police CFDT dénonce « une démarche purement idéologique et dogmatique frisant avec de l’antiflic primaire ». Le syndicat rappelle que « le flash ball comme le LBD 40/46 n’ont pas suffisamment de précision pour laisser croire que l’accident de Rennes, où un jeune a perdu l’usage d’un œil, est un acte volontaire et délibéré des policiers ! ».