Attentats de novembre: Salah Abdeslam sifflé par des détenus radicalisés de Fleury-Mérogis

SOCIETE Le seul survivant des commandos des attentats djihadistes du 13 novembre aurait été sifflé par des détenus radicalisés lui reprochant de n'être pas mort dans les attaques...

A.-L.B.

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La prison de Fleury-Mérogis, en Essonne (illustration).
La prison de Fleury-Mérogis, en Essonne (illustration). — Thibault Camus/AP/SIPA

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos des attentats djihadistes qui ont fait 130 morts en France le 13 novembre, a été transféré mercredi de Belgique à la prison de Fleury-Mérogis, à une trentaine de kilomètres de Paris.

Ce jeudi, le comportement des autres détenus inquiéterait l’administration. Salah Abdeslam aurait été sifflé par les autres prisonniers, a rapporté un syndicaliste de la prison à BFMTV.

Sifflets de radicalisés

Selon lui, il s’agirait de détenus radicalisés qui reprocheraient à Salah Abdeslam de ne pas s’être fait exploser le soir des attaques à Paris et Saint-Denis.

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A Fleury-Mérogis, Salah Abdeslam a été incarcéré sous le régime de l’isolement et sous vidéosurveillance. Un détenu placé à l’isolement est seul en cellule, généralement coupé des autres détenus.

Placé à l’isolement

Selon les termes de la loi, il « conserve ses droits à l’information, aux visites, à la correspondance écrite et téléphonique, à l’exercice du culte », notamment. Il « bénéficie d’au moins une heure quotidienne de promenade à l’air libre », mais dans une cour réservée.

Salah Abdeslam a été mis en examen pour assassinats à caractère terroriste.