Une filiale d'Engie condamnée après le cancer mortel d'un agent travaillant sur des sites nucléaires

JUSTICE La société Endel, filiale d'Engie, a été condamnée pour «faute inexcusable» après le décès d'un cancer du poumon en 2012 de l'un de ses salariés, agent de maintenance dans des centrales nucléaires...

A.-L.B. avec AFP

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Illustration justice. Strasbourg le 29 01 07.
Illustration justice. Strasbourg le 29 01 07. — G . VARELA / 20 MINUTES

Une condamnation pour « faute inexcusable ». La société Endel, filiale d’Engie (ex-GDF-Suez), a été condamnée après le décès d’un cancer du poumon en 2012 de l’un de ses salariés, selon un jugement de première instance dont l’AFP a eu copie jeudi. La victime était agent de maintenance dans des centrales nucléaires.

« La maladie professionnelle dont a été victime Christian Verronneau est la conséquence d’une faute inexcusable de la société Endel », a estimé le tribunal des affaires de sécurité sociale d’Évry dans un jugement rendu le 14 avril, et révélé par le Parisien.fr.

Pas de contestation de l’entreprise

« La société Endel avait conscience du risque auquel était exposé son salarié mais n’a pas pris les mesures appropriées pour l’en préserver », selon le tribunal.

Christian Verronneau, qui réalisait des opérations de maintenance au sein de différentes centrales nucléaires en France pour la société Endel depuis 1981, est décédé le 19 septembre 2012, à 57 ans.

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La société Endel ne conteste pas l’exposition de son salarié à la radioactivité mais estime que les doses auxquelles il a été exposé tout au long de sa carrière sont « inférieures aux normes autorisées » pour les travailleurs du secteur nucléaire, soit 20 millisieverts (mSv)/an, rapporte le TASS.

Augmentations des indemnisations

« C’est la première fois en France que la faute inexcusable d’un employeur de la sous-traitance du nucléaire est reconnue par la justice », affirme le syndicaliste CGT Philippe Billard, président de l’association « Santé sous-traitance », qui a accompagné la famille dans la procédure.

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Le syndicalise se félicite de cette décision qui brise « l’invisibilité des décès » des salariés sous-traitants du nucléaire, fustigeant les normes d’exposition à la radioactivité qui rendent « acceptable le sacrifice humain ».

Le caractère de faute inexcusable augmente les indemnisations versées à la veuve et à la fille de Christian Verronneau, qui s’élèvent au total à 104.000 euros.