Assurance chômage: Le patronat met ses propositions sur la table

SOCIAL Le patronat veut durcir les conditions pour les seniors...

20 Minutes avec AFP
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Pierre Gattaz, le patron du Medef, lors d'une conférence de presse à Munich, en Allemagne, le 30 mars 2016.
Pierre Gattaz, le patron du Medef, lors d'une conférence de presse à Munich, en Allemagne, le 30 mars 2016. — R. Meigneux / Sipa

Le patronat a détaillé ses propositions pour la négociation sur l’assurance chômage, parasitée par l’ultimatum du Medef sur la loi travail.

Baisser la durée des allocations chômage pour les seniors, sanctionner l’absence de recherche d’emploi ou encore réformer le mode de calcul sont les principales pistes avancées par le patronat.

Réformer le calcul des indemnisations

Dans un premier temps, le ratio « 1 jour cotisé = 1 jour indemnisé » varierait à la hausse ou à la baisse en fonction de la « situation effective sur le marché du travail » : 1,2 jour indemnisé si le taux de chômage dépasse les 12 %, 0,8 jour indemnisé s’il passe en dessous des 9 %.

Selon Eric Courpotin, de la CFTC, « ce système serait inéquitable car deux demandeurs d’emplois ne seraient pas indemnisés de la même façon en fonction du mois où ils s’inscrivent à Pôle emploi ».

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Outre la « conjoncture globale », le patronat suggère de caler les règles de calcul sur la « conjoncture spécifique à certaines parties de la population », pointant les variations du taux de chômage en fonction des âges.

Le contrôle renforcé des chômeurs 

Le patronat souhaite aussi renforcer le contrôle des chômeurs en sanctionnant l’absence de recherche d’emploi par une dégressivité des allocations.

Autre proposition : revoir les modalités de calcul allocations-salaire pour les demandeurs d’emploi qui alternent contrats courts et périodes de chômage.

Pour Eric Aubin de la CGT, « le patronat ne propose que des reculs parce qu’il part du principe qu’il ne mettra pas un sou ». La CFTC juge, elle, que le patronat a « fait un pas », et que « délivrer un document écrit avant la négociation est un bon signe, montrant qu’il n’est pas aussi fermé que pourrait le faire croire Pierre Gattaz ».

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Le numéro un du Medef exige notamment que soient retirés du projet de loi travail le compte personnel d’activité (CPA), la surtaxation obligatoire des CDD annoncée par Manuel Valls et le mandatement syndical, dans les petites entreprises dépourvues de syndicats, pour négocier des accords.