Pédophilie à l'école: Najat Vallaud-Belkacem «ne veut plus rien laisser passer»

EDUCATION NATIONALE La ministre de l’Education a présenté plusieurs mesures visant à empêcher tout nouveau scandale dans l’enseignement…

20 Minutes avec AFP

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Najat Vallaud-Belkacem, le  22/01/2016 à Paris.
Najat Vallaud-Belkacem, le 22/01/2016 à Paris. — CHAMUSSY/SIPA

La ministre de l’Education s’est montrée très ferme. « Nous ne laisserons plus rien passer dans l’Education nationale s’agissant de pédophilie », a déclaré ce vendredi Najat Vallaud-Belkacem.

La ministre avait organisé ce vendredi matin une conférence de presse pour annoncer des garde-fous afin d’éviter que ne se reproduisent des dysfonctionnements, comme à Villemoisson-sur-Orge, où un professeur de maths pourtant condamné pour pédophilie en Grande-Bretagne avait été autorisé à enseigner.

  1. « Revoir toutes les procédures »

« Il m’est insupportable » de « savoir que peuvent encore exercer entre nos murs » des « prédateurs sexuels avérés, a-t-elle dit. Il nous faut pour cela revoir toutes nos procédures. Nous n’avons pas hésité à le faire depuis un an, nous continuerons autant que de besoin. Sur ce sujet, je veux que les parents soient rassurés, l’école doit être un lieu de sécurité pour leurs enfants ».

  • Toutes les condamnations prises en compte

Il faut faire en sorte que les commissions disciplinaires « disposent de tous les éléments nécessaires pour éclairer leur délibération, ce sera le cas grâce au décret qui suit la loi dite Villefontaine », avec une liste détaillée des documents que ses membres pourront solliciter.

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« La matérialité des faits s’impose quand le jugement est définitif », a-t-elle insisté, autrement dit les commissions ne peuvent pas passer outre les condamnations.

  • Les recteurs et inspecteurs à la tête des commissions

Elle demande aussi que les recteurs et inspecteurs d’académie « président personnellement les commissions » dans les affaires de mœurs concernant les mineurs.

  • Un « deuxième regard »

Enfin, elle réclame un « deuxième regard » des services ministériels dans ce type de dossier.

  • Vérification du casier judiciaire

Depuis l’affaire de Villefontaine, le ministère a également engagé la vérification des casiers judiciaires de ses agents, pour s’assurer qu’il ne reste pas dans les classes des enseignants « qui auraient été condamnés sans qu’on en soit informés », a-t-elle rappelé.