Les plages méditerranéennes pourraient-elles être la prochaine cible de Daesh ?

TERRORISME Les services de renseignement de certains pays européens craignent une attaque calquée sur celle de Sousse, en Tunisie...

Clémence Apetogbor

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Illustration de touristes sur une plage de la Méditerranée.
Illustration de touristes sur une plage de la Méditerranée. — Claude Paris/AP/SIPA

Les plages de la Méditerranée pourraient-elles être la cible des djihadistes de l’organisation Etat islamique cet été ? C’est ce que craignent les services secrets de certains pays européens moins d’un an après une attaque contre un hôtel tunisien à Port El Kantaoui, près de Sousse, si l'on en croit mardi le journal Bild, citant des sources au renseignement allemand et italien. Mais les services secrets italiens, cités par la presse belge, ont démenti​.  « Il n’y a pas d’avertissement de cet ordre », a affirmé de son côté une source italienne anonyme au quotidien.

De son côté, Bild avance que les régions côtières de l’Italie, de la France et de l’Espagne seraient visées et que ce, selon les autorités italiennes, qui en ont informé leurs homologues européennes, des assaillants déguisés en vendeurs ambulants pourraient attaquer au fusil d’assaut une plage extrêmement peuplée. L’utilisation de ceintures explosives est également évoquée. De quoi « créer une nouvelle dimension de la terreur de l’EI », a déclaré sous le couvert de l’anonymat un haut fonctionnaire allemand au Bild. Avant de rappeler que « les plages sont difficiles à protéger ».

La menace venue de Boko Haram ?

Selon d’autres sources, le danger viendrait de sympathisants sénégalais de Boko Haram, groupe terroriste nigérian qui a fait allégeance à Daesh en mars 2015.

Dans un rapport du chef de la police d’une ville sénégalaise, celui-ci explique pourquoi il est si difficile de contrôler les allées et venues des vendeurs ambulants, révèle Bild. « En raison de leurs activités commerciales et pour leur réapprovisionnement en marchandises, des hommes font la navette de façon régulière entre l’Italie et l’Afrique. Et c’est tout à fait légal, puisqu’ils possèdent des papiers en règle et même des visas. »

Corriere della Sera.