Salah Abdeslam s'informait sur un centre de recherche nucléaire allemand

TERRORISME Des documents ont été retrouvés dans l’appartement du terroriste présumé à Molenbeek…

Clémence Apetogbor

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Salah Abdeslam filmé en 2014 par la télévision belge TV Brussel.
Salah Abdeslam filmé en 2014 par la télévision belge TV Brussel. — TV Brussel

Les terroristes de la cellule de Bruxelles, à l’origine des attentats de Paris et de Bruxelles, se sont visiblement intéressés de près au nucléaire en Belgique comme en Allemagne. D’après la Dernière Heure, les cibles initialement visées étaient des centrales nucléaires belges.

Ce jeudi, la presse allemande rapporte que Salah Abdeslam, emprisonné en Belgique depuis son arrestation à Molenbeek le 18 mars, détenait des documents sur le centre de recherche nucléaire de Juliers, dans l’ouest de l’Allemagne.

Des photos du directeur du centre retrouvées

Des impressions d’articles sur le centre trouvées sur Internet ainsi que des photos du président du conseil d’administration du centre ont été retrouvées par les enquêteurs dans l’appartement de Salah Abdeslam, dernier survivant du commando des terroristes du 13 novembre, à Molenbeek.

Après cette découverte, le chef des services de renseignements allemands a informé l’« organe de contrôle » du parlement allemand (Bundestags-Kontrollgremiums). La chancellerie et le ministère de l’Intérieur affirment ne rien savoir, rapportent les journaux du Redaktionsnetzwerk Deutschland (RND), citant des sources au sein de cet organe, dont les débats sont confidentiels.

Un haut responsable du nucléaire belge surveillé

Dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre, les enquêteurs belges avaient découvert mi février une vidéo dans laquelle on peut voir les faits et gestes d’un responsable du secteur nucléaire du plat pays, rapporte la Dernière Heure.

Les images avaient été découvertes lors d’une perquisition au domicile de l’épouse de Mohamed Bakkali. Ce Bruxellois, âgé de 28 ans, serait en lien avec une habitation perquisitionnée le 26 novembre dernier à Auvelais, dans le sud de la Belgique, qui aurait servi de cache. Il serait également le locataire de l’atelier schaerbeekois où ont été confectionnées les ceintures explosives et où Salah Abdeslam se serait planqué après les attentats, selon le quotidien belge.