Procès Fouquet: 18 ans de prison pour Faïd, 20 et 30 ans pour les deux meurtriers de la policière

JUSTICE En 2010, un braquage avorté s'était terminé par la mort d'Aurélie Fouquet...

20 Minutes avec AFP

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Croquis d'audience de Redoine Faïd le 1er mars 2016 devant la cour d'assises à Paris
Croquis d'audience de Redoine Faïd le 1er mars 2016 devant la cour d'assises à Paris — BENOIT PEYRUCQ AFP

Le verdict dans le procès d'un braquage avorté, qui avait conduit au meurtre de la policière Aurélie Fouquet, en 2010, est tombé à 1h00 du matin, jeudi. Le caïd médiatique Redoine Faïd a été condamné jeudi à 18 ans de prison. Mais seulement deux hommes ont été condamné pour le meurtre, Daouda Baba à 20 ans de prison et Olivier Tracoulat, jugé en son absence, à 30 ans.

Olivier Tracoulat n'a pas été aperçu depuis les faits. Selon les enquêteurs, il a sans doute été tué lors de la fusillade puis enterré dans une forêt. Cinq autres hommes impliqués dans ce projet d'attaque de fourgon blindé ont écopé de un à 15 ans de prison, un sixième,  Georges Mosheh,  a été acquitté, conformément au réquisitoire.

Course folle

Repéré par des policiers, un groupe de braqueurs s'était lancé dans une course folle sur l'autoroute, tirant sur les forces de l'ordre et blessant des automobilistes. A Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), ils avaient mitraillé une voiture de police municipale qui arrivait, tuant Aurélie Fouquet, 26 ans, et blessant son coéquipier, avant de prendre la fuite.

Ni l'enquête, pauvre en preuves matérielles, ni sept semaines de procès, marquées par la loi du silence, n'ont permis de distribuer exactement les rôles, laissant cette lourde tâche aux jurés. Les accusés ont, à deux exceptions près, nié toute participation.

Faïd va faire appel

L'avocat de Redoine Faïd, Christian Saint-Palais, a fait savoir qu'il allait faire appel. Il avait plaidé l'acquittement, faute de preuves accablantes contre son client. Le braqueur multirécidiviste a martelé qu'il n'avait «rien à voir» avec cette affaire, assurant qu'il était bel et bien repenti, avec la verve qui a contribué à lui faire une place de choix dans les médias.
Peu sensible à ses «fables», l'avocate générale l'avait placé «au centre» de l'association de malfaiteurs et de la tentative de vol à main armée.Il doit repasser l'an prochain aux assises, pour la quatrième fois, pour répondre d'une spectaculaire évasion avec prise d'otages en 2013.