Attentats de Paris: Mohamed, le frère de Salah Abdeslam, licencié par la mairie de Molenbeek

BELGIQUE Il a été remercié notamment pour avoir minimisé le rôle de son frère dans les attaques du 13 novembre…

20 Minutes avec AFP

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Mohamed Abdeslam interrogé par la presse.
Mohamed Abdeslam interrogé par la presse. — Leila Khemissi/AP/SIPA

Mohamed Abdeslam n’a plus d’emploi. Le frère du présumé terroriste a été licencié par l’administration communale belge de Molenbeek pour des propos tenus à la presse où il minimisait le rôle de son frère Salah dans les attentats de Paris.

Mohamed Abdeslam, frère de Salah Abdeslam mais aussi de Brahim, qui s’est fait exploser sur une terrasse parisienne le 13 novembre, travaillait depuis 10 ans dans le service qui effectue les différentes démarches nécessaires lorsqu’un étranger souhaite s’établir à Molenbeek.

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Il ne s’était plus présenté à son travail depuis le lendemain des attentats de Paris, produisant des certificats médicaux depuis cinq mois, selon les médias belges.

« Une rupture de confiance »

« Nous considérons qu’il [Mohamed Abdeslam] ne remplit plus les conditions pour pouvoir occuper une fonction au sein de l’administration communale et aussi parce que, par ses dernières déclarations, il ne tient pas la réserve qui est nécessaire pour ne pas entamer l’image de la commune. Et donc nous considérons qu’il y a une rupture de confiance avec l’intéressé », a déclaré à la télévision publique RTBF la bourgmestre de la commune bruxelloise, Françoise Schepmans.

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Le 2 avril, Mohamed Abdeslam avait affirmé sur la chaîne française d’information en continu BFMTV que Salah avait « volontairement refusé de se faire sauter » lors de la vague d’attentats du 13 novembre 2015. « Si j’avais voulu, il y aurait eu plus de victimes. Heureusement, je n’ai pas été jusqu’au bout », aurait déclaré Salah Abdeslam à son frère, qui l’avait rencontré pendant une heure ce jour-là à la prison de Bruges, dans le nord-ouest de la Belgique.