La CGT pourrait être détrônée par la CFDT

SYNDICATS La centrale comptait 676.623 adhérents fin 2014, en baisse de 2 % par rapport à l’année précédente…

20 Minutes avec AFP

— 

Philippe Martinez à Paris le 16 octobre 2015.
Philippe Martinez à Paris le 16 octobre 2015. — JEROME MARS /JDD/SIPA

La CGT est très inquiète. Son numéro un, Philippe Martinez a confié ce mercredi que  son organisation syndicale risquait de perdre sa première place en 2017 au profit de la CFDT. La raison ? La mise en place de la prochaine mesure sur  la représentativité en 2017.

Le leader cégétiste évoquait ce sujet pour la première fois lors d’une rencontre avec la presse organisée par l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis), et à juste quelques jours d’un congrès important où il doit être officiellement adoubé.

>> A lire aussi : Avec Philippe Martinez, la CGT élit son nouveau patron, à la ligne plus radicale

Un différentiel de 300.000 électeurs avec la CFDT

Lors de la précédente audience réalisée en 2013,la CGT avait recueilli 26,77 % des voix et la CFDT 26 %. Quelque 5,4 millions de salariés avaient alors voté, soit une participation de 42 %.

« On a fait une analyse pointue, et on constate, c’est le plus gros problème, qu’il y a un différentiel de 300.000 électeurs entre la CFDT et nous », a-t-il poursuivi, ce qui signifie que ce sont « 300.000 électeurs (qui) peuvent voter pour la CFDT et pas la CGT ».

Absente des très grosses entreprises

« Cela pose la question de notre implantation dans les entreprises », a dit Philippe Martinez, ajoutant : « Notre premier objectif, c’est de réduire le nombre d’endroits où nous ne sommes pas présents ». Autre surprise : « Il y a de très grosses entreprises où nous ne sommes pas présents », a-t-il dit, sans les citer.

>> A lire aussi : La CGT veut recruter des jeunes

La centrale comptait 676.623 adhérents à fin 2014, en baisse de 2 % par rapport à l’année précédente. La CFDT revendique de son côté 868.600 adhérents.

La CGT, le plus ancien syndicat français, a perdu du terrain ces dernières années lors d’élections professionnelles dans ses bastions historiques comme la SNCF ou la fonction publique. Les experts du secteur ont lié ces reculs à l’affaire Lepaon, qui a miné la centrale dès fin 2014 et continue de peser en interne.