La fessée n'a «aucune vertu éducative» selon le ministère des Familles

EDUCATION Le livret envoyé depuis lundi aux futurs parents d’un premier enfant prône une éducation sans châtiments corporels…

20 Minutes avec agence

— 

La fessée est de plus en plus contestée mais toujours pratiquée.
La fessée est de plus en plus contestée mais toujours pratiquée. — Coll-Devaney/SUPERSTOCK/SIPA

« Frapper un enfant n’a aucune vertu éducative. Les punitions corporelles et les phrases qui humilient n’apprennent pas à l’enfant à ne plus recommencer, mais génèrent un stress et peuvent avoir des conséquences sur son développement. » Voici ce que l’on peut lire dans le nouveau Livret des parents, créé par le ministère des Familles et envoyé dès ce lundi aux futurs parents d’un premier enfant.

« L’éducation sans violence » où gifles, fessées et autres punitions corporelles seraient proscrites fait partie des sujets abordés et défendus par les auteurs de ce livret de 16 pages. Ils y expriment d’ailleurs leur nette opposition aux châtiments corporels et mettent également en garde les parents contre les conséquences des punitions violentes.

>> A lire aussi : Le «livret des parents» du gouvernement, une initiative utile, selon les spécialistes de la famille

Un positionnement à l’encontre de l’esprit de la loi française

Les recommandations gouvernementales au sujet des châtiments corporels viennent ainsi se positionner à l’encontre de l’esprit de la loi française et de l’opinion publique. En effet, la France autorise les parents à fesser ou gifler leur enfant.

>> A lire aussi : Fessée: Punie par le Conseil de l’Europe, la France ne changera pas sa législation

En mars 2015, bien qu’épinglé par le Conseil de l’Europe qui estimait que l’Hexagone violait la Charte sociale européenne en n’interdisant, ni par la loi ni par la jurisprudence, les châtiments corporels aux enfants, le gouvernement avait ainsi fait savoir qu’il ne proposerait pas de loi sur la fessée.

Ce même mois, selon un sondage publié par Le Figaro, 70 % des Français se disaient par ailleurs opposés à l’interdiction de la fessée.