#NuitDebout: Valérie Pécresse estime les dégradations dans les lycées à 500.000 euros

ILE DE FRANCE La présidente de la région a chiffré ce dimanche le montant des dégâts commis lors des manifestations contre la loi Travail...

20 Minutes avec AFP
Valerie Pécresse, le 8 avril 2016.
Valerie Pécresse, le 8 avril 2016. — SIPA

Elle a sorti sa calculette. Dimanche, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, (parti Les Républicains), a chiffré à 500.000 euros les dégâts commis, dans les lycées, lors des manifestations contre la loi Travail. Alors qu’elle s’exprimait dans C politique, sur France 5, l’élue a annoncé que la région porterait « plainte systématiquement » contre les dégradations et les violences.

« Moi, je demande qu’il y ait une condamnation ferme, définitive, sans ambiguïté de cette violence » or « j’entends très peu de membres du gouvernement, très peu de responsables de la majorité », a-t-elle déploré, taclant le manque de réaction de l’exécutif.

Les « Nuits Debout » sont « un vrai danger » face à la menace terroriste

Valérie Pécresse a également jugé que ces manifestations constituaient « un vrai danger » face à la menace terroriste : « Je suis pour la liberté et la démocratie, mais aujourd’hui on est en risque Vigipirate rouge (…) J’en appelle à la responsabilité de ceux qui sont dans ce mouvement [au moment où] le risque terroriste n’a jamais été aussi élevé. »

« Si des "Nuit Debout" arrivent dans les transports et qu’un terroriste se mêle au mouvement, qu’est-ce qui va se passer, comment est-ce qu’on peut gérer ça ? », s’est-elle demandé, arguant qu’il serait « souhaitable qu’on évacue la place de la République ou alors, si on ne l’évacue pas, que les manifestants eux-mêmes la sécurisent et empêchent la casse, l’agression des policiers, les dérapages ».

La mairie de Paris a fait savoir qu’elle demanderait un simple « constat d’huissier » concernant les dégradations sur la place de la République, lieu de rassemblement du mouvement « Nuit debout ». Elle a aussi qualifié « d’inacceptables » les actes commis par « un petit groupe de casseurs » contre le commissariat du XIe arrondissement dans la nuit de samedi à dimanche, soulignant qu’un éventuel dépôt de plainte relevait dans ce cas-là de la Préfecture.