Illustration Air France - Photo prise à l'aéroport d'Orly le 16 septembre 2014.
Illustration Air France - Photo prise à l'aéroport d'Orly le 16 septembre 2014. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

AVIATION

Air France: Les stewards gays ne veulent pas être obligés d'aller en Iran

Des personnels navigants homosexuels ont lancé une pétition afin de bénéficier du même « dispositif d’exception » que celui proposé aux salariées de la compagnie aérienne refusant de porter le voile…

Les hôtesses d’Air France ne seront pas obligées de se rendre en Iran et de se voiler à la descente de l’avion. Il y a quelques jours, la compagnie aérienne française annonçait qu’ un « dispositif d’exception » serait instauré pour remplacer ses salariées – hôtesses de l’air et pilotes – refusant d’effectuer la liaison Paris - Téhéran afin de ne pas avoir à porter le voile, sans que cela n’ait d’effet négatif sur leur salaire ou leur planning.

Désormais, ce sont les stewards gays d’Air France qui montent au créneau alors que la liaison entre les capitales française et iranienne doit rouvrir le 17 avril. Dans une pétition mise en ligne le 7 avril, le personnel navigant homosexuel demande à pouvoir bénéficier également du dispositif afin de ne pas se rendre en Iran.

L’homosexualité est un crime passible de la peine de mort en Iran

« La sexualité n’est pas écrite sur les passeports et ne change pas la façon des membres d’équipage de travailler. Par contre, pour des raisons autant morales qu’humaines, il est inconcevable de forcer quelqu’un à se rendre dans un pays où ses semblables sont condamnés pour qui ils sont », avance le texte de la pétition. En Iran, les relations et pratiques homosexuelles sont considérées comme un crime. Les sentences prononcées peuvent aller des coups de fouets jusqu’à la peine de mort.

« Si la décision économique d’ouvrir les vols sur Téhéran peut se comprendre, l’enjeu moral est différent. Les droits de l’homme dans ce pays sont quasi inexistants. Or, le groupe Air France-KLM s’est doté pour l’ensemble des deux compagnies et de leurs filiales d’une Charte sociale et éthique, symbole des valeurs et des droits qui fondent notre identité », rappelle la pétition qui, ce dimanche, à 20h, avait atteint les 640 signatures.