«Panama Papers»: Le patron de la Société Générale riposte

SCANDALE La banque française se justifie pour tenter d'éteindre l'incendie déclenché par le scandale...

C. A. avec AFP

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Le patron de la Société Général Frédéric Oudéa
Le patron de la Société Général Frédéric Oudéa — ERIC PIERMONT / AFP

La Société Générale tente de se sortir de la tourmente, après les révélations des «  Panama Papers », qui mettent en cause les liens de la banque française avec le cabinet panaméen Mossack Fonseca grâce à qui 979 sociétés offshore ont pu voir le jour.

Le directeur général de la banque, Frédéric Oudéa, conteste dans un entretien au Figaro paru ce mercredi les accusations portées contre son groupe.

Des « amalgames scandaleux »

Frédéric Oudéa a dénoncé « les amalgames et les inexactitudes » concernant la mise en cause de la banque française.

« La Société Générale n’a plus aucune implantation dans les paradis fiscaux. Il ne faut pas confondre une implantation détenue et opérée par une banque, et les sociétés et structures qui sont détenues par nos clients », affirme-t-il dans les colonnes du quotidien.

Convoqué à Bercy

Mardi, le ministère des Finances avait demandé « des explications » de la banque dirigée par Frédéric Oudéa, avait indiqué sur Twitter Christian Eckert, le secrétaire d’Etat au Budget.

Après cet entretien, Michel Sapin, le ministre des Finances, a exigé de Frédéric Oudéa que « tout soit mis sur la table ». « J’ai exigé de connaître l’état actuel total de la situation, l’évolution de 2012 à 2015 et les raisons de l’ouverture éventuelle de nouveaux comptes offshore », a expliqué Michel Sapin.

Des clients aux « motifs clairs »

Au lendemain de ce rendez-vous à Bercy, Frédéric Oudéa a affirmé qu'« une personne qui souhaite frauder le fisc aujourd’hui ne vient pas ouvrir un compte à la Société générale ! »

Il souligne également que son établissement ne travaille en offshore qu’avec des clients « dont les motifs sont clairs » et que le fait d’avoir recours à une entité offshore « peut avoir bien d’autres motifs que fiscaux », citant par exemple des « situations familiales complexes ».

Mardi, Société Générale s’était déjà défendue en indiquant que quelques dizaines de sociétés offshore créées pour ses clients via Mossack Fonseca étaient encore en activité et qu’elles étaient gérées de façon « totalement transparente ».

« Nous connaissons systématiquement les ayants-droit de ces structures. Cela fait partie du code de conduite fiscale que nous avons déployé à la Société Générale en 2010 et dont la mise en oeuvre a encore été intensifiée depuis 2012 », insiste encore Frédéric Oudéa.