Attentat déjoué en France: Aucune interpellation après l'opération policière menée à Courtrai, en Belgique

ENQUETE Après la mise en examen de Reda Kriket....

Maud Pierron
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Les forces de l'ordre belges ont bouclé l'accès à l'hôtel et au restaurant Villa Marquette le 31 mars 2016 à Courtrai, durant une opération en lien avec un projet d'attentat déjoué en France.
Les forces de l'ordre belges ont bouclé l'accès à l'hôtel et au restaurant Villa Marquette le 31 mars 2016 à Courtrai, durant une opération en lien avec un projet d'attentat déjoué en France. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

La police belge a mené ce jeudi matin une opération à Courtrai, en Belgique, en lien avec l’attentat déjoué en France, a annoncé le parquet belge. Mercredi, Reda Kriket, arrêté à Boulogne-Billancourt la semaine dernière,a été mis en examen jeudi pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, détention d’armes et fabrication d’explosifs en bande organisée en lien avec une entreprise terroriste.

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« Il y a une perquisition en cours en lien avec le dossier Kriket », avait confirmé un porte-parole du parquet fédéral, Eric Van Der Sypt. « Ça se passe à Marke, dans la ville de Courtrai », a précisé le porte-parole. Mais cette opération n’a donné lieu à aucune interpellation et les enquêteurs n’ont trouvé ni armes ni explosifs.

Capture d'écran de Courtrai, en Belgique, non loin de la France
Capture d'écran de Courtrai, en Belgique, non loin de la France - Capture d'écran

Selon les images diffusées par les médias locaux, l’opération s’est déroulée dans le quartier résidentiel de Rodenburg, qui longe l’autoroute E17 au sud de cette ville flamande proche de la frontière française et avait été bouclé par la police et l’armée.

Deux hommes arrêtés en Belgique et un au Pays-Bas 

Déjà condamné en Belgique dans une affaire de terrorisme et soupçonné d’avoir séjourné dans les rangs de Daesh en Syrie, Reda Kriket avait été arrêté le 24 mars en région parisienne. Dans l’appartement qu’il occupait, les policiers avaient découvert fusils d’assaut, armes de poing et explosifs, dont du TATP, l’explosif artisanal prisé par les djihadistes de Daesh.

« A ce stade des investigations, si aucune cible précise projetée n’a pu être identifiée, tout laisse néanmoins à penser que la découverte de cette cache a permis d’éviter la commission d’une action d’une extrême violence par un réseau terroriste prêt à passer à l’acte », a souligné mercredi soir le procureur de Paris, François Molins. En Belgique, deux hommes, Abderrahmane Ameuroud et Rabah M., arrêtés vendredi à Bruxelles, ont été inculpés en lien avec ce réseau. Un autre complice présumé de Reda Kriket, Anis Bahri, a été interpellé dimanche à Rotterdam aux Pays-Bas. Quelque 45 kg de munitions de calibre 7,62, du type de celles utilisées avec des kalachnikovs, ont été retrouvés à cette occasion.