Frais de taxis: Agnès Saal, l'ex-patronne de l'INA, plaide coupable

JUSTICE Deux audiences auront lieu au mois d’avril pour confirmer les peines…

20 Minutes avec AFP
— 
Agnès Saal, ex-présidente de l'INA.
Agnès Saal, ex-présidente de l'INA. — DOMINIQUE FAGET / AFP

Agnès Saal reconnaît ses erreurs. Accusée de détournement de fonds publics pour ses notes de taxis supérieures à plusieurs dizaines de milliers d’euros, l’ex-patronne du Centre Pompidou et de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) a accepté de plaider coupable.

En avril 2015, Le Figaro avait révélé que la patronne de l’INA avait dépensé plus de 40.000 euros en frais de taxis auprès de la compagnie G7 en dix mois, dont 6.700 euros dépensés par son fils qui disposait également du code de réservation. La polémique avait enflé et Agnès Saal avait dû démissionner de ses fonctions.

Les peines n’ont pas encore été précisées

Après l’annonce d’une plainte par l’association de lutte contre la corruption Anticor, le ministère de la Culture avait saisi la justice. Deux enquêtes préliminaires avaient été lancées, l’une au parquet de Créteil sur les dépenses en tant que patronne de l’INA, l’autre au parquet de Paris, portant sur quelque 38.000 euros de notes de taxis présentées entre janvier 2013 et avril 2014.

Deux audiences pour confirmer les peines, qui n’ont pas été précisées, sont prévues le 11 avril au tribunal de Créteil, concernant ses frais de taxis à l’INA, et, au cours du même mois à Paris, pour ses frais quand elle dirigeait le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (CNAC), ont indiqué plusieurs sources proches de l’enquête.

La comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), ou plaider coupable à la française, est une procédure où la personne poursuivie accepte la peine proposée par le procureur de la République. Cette peine doit ensuite être homologuée par le tribunal lors d’une audience publique.