Meurtre d'Aurélie Châtelain: Pourquoi la reconstitution est décisive

TERRORISME Ce dimanche matin, à Villejuif, se tient la reconstitution du meurtre d’Aurélie Châtelain, retrouvée morte dans sa voiture le 19 avril 2015…

avec AFP
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A Villejuif, une affiche rend hommage à Aurélie Châtelain, retrouvée morte dans la ville de banlieue parisienne le 19 avril 2015.
A Villejuif, une affiche rend hommage à Aurélie Châtelain, retrouvée morte dans la ville de banlieue parisienne le 19 avril 2015. — VU LAURENT/SIPA

Quelques jours après la reconstitution des attentats du Bataclan dans le cadre de l’enquête de la commission parlementaire, c’est aujourd’hui le meurtre d’Aurélie Châtelain, retrouvée morte dans son véhicule à Villejuif, le 19 avril 2015, qui est visé par la même procédure. Pour cause, le principal suspect de cette affaire, Sid Ahmed Ghlam, projetait un attentat contre une église de la ville du Val-de-Marne à l’heure de la messe. Le présumé meurtrier ainsi que la famille de la victime se trouvent sur place ce dimanche matin.

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La crédibilité de Ghlam mise en cause

« Ils veulent comprendre pourquoi on l’a tuée et comment. L’objet est de vérifier tout ce que Ghlam a pu dire et si cela tient la route », a indiqué Antoine Casubolo Ferro, avocat des proches d’Aurélie Châtelain. La crédibilité de la version du suspect est d’autant plus importante que ce dernier a changé de discours à plusieurs reprises auprès des enquêteurs. En garde à vue, il avait par exemple livré aux enquêteurs une thèse invraisemblable : il aurait trouvé les armes par hasard et voulu s’en débarrasser dans la Seine, avant de se blesser accidentellement.

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Le jeune homme a par la suite reconnu avoir été sur les lieux, missionné pour commettre un attentat, projet auquel il aurait renoncé. Il avait alors évoqué un complice. Récemment, il a affirmé que ce complice était l’un des kamikazes du Bataclan, Samy Amimour, thèse considérée comme peu crédible par les enquêteurs.

Quatre kalachnikovs, deux pistolets et des gilets pare-balles

Le 19 avril 2015, peu après avoir retrouvé le corps de la professeure de fitness de 32 ans sur le siège passager de son véhicule, la police a arrêté Sid Ahmed Glam dans le 13e arrondissement de Paris après que celui-ci, blessé par balle, a appelé lui-même les secours. Sur place, les autorités avaient débusqué un véritable arsenal dans son véhicule et sa chambre d’étudiant, notamment quatre kalachnikovs, deux pistolets, des munitions et des gilets pare-balles, sans doute destinés à être utilisés dans l’attentat planifié contre une église de Villejuif.