Arrestation à Molenbeek : Les zones d’ombre des attentats que Salah Abdeslam pourrait éclaircir

TERRORISME Arrêté vivant, Salah Abdeslam va pouvoir livrer de précieuses informations sur les attentats du 13 novembre…

Vincent Vantighem

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Un soldat près du Bataclan à Paris, après l'attentat qui a touché la salle de spectacle, le 13 novembre 2015
Un soldat près du Bataclan à Paris, après l'attentat qui a touché la salle de spectacle, le 13 novembre 2015 — Jerome Delay/AP/SIPA

Encore faut-il qu’il accepte de parler… Arrêté vivant, ce vendredi après-midi à Molenbeek (Belgique), Salah Abdeslam pourrait livrer de précieuses informations sur les attentats de Paris du 13 novembre qui ont fait 130 morts.

>> En live : Suivez les événements de ce vendredi

Considéré comme le suspect numéro un, le terroriste présumé a participé aux événements de novembre avant de prendre la fuite vers la Belgique. Tous les autres protagonistes du 13 novembre étant morts, Salah Abdeslam est le seul à pouvoir raconter ce qu’il s’est exactement passé. 20 Minutes fait le point sur les zones d’ombre qui laissent encore aujourd’hui les enquêteurs dans l’expectative et qu’il pourrait éclaircir…

  • La ceinture d’explosifs retrouvée à Montrouge

Une équipe de télévision filme un sac d'ordures laissé devant une maison à Montrouge après la découverte d'une ceinture d'explosifs dans une poubelle proche
Une équipe de télévision filme un sac d'ordures laissé devant une maison à Montrouge après la découverte d'une ceinture d'explosifs dans une poubelle proche - JACQUES DEMARTHON AFP

Le 23 novembre, les forces de l’ordre bloquent une petite rue de Montrouge (Hauts-de-Seine). A proximité d’une poubelle, ils viennent de retrouver une ceinture d’explosifs. Du même type que celles qui ont servi aux attentats du 13 novembre. Le dispositif a-t-il connu des ratés ? Est-ce l’équipement d’un terroriste qui a reculé ?

>> Que sait-on de la ceinture d'explosifs de Montrouge ?

Impossible à dire. Les enquêteurs ont retrouvé deux ADN dessus mais aucun ne correspond à celui de Salah Abdeslam, alors que son téléphone avait pourtant « borné » dans ce secteur. Le premier ADN mène à l’un des kamikazes du stade de France. Le second est toujours inconnu à ce jour. Reste à savoir qui a jeté cette ceinture à Montrouge (sud de Paris) alors que les attaques ont eu lieu dans le nord-est.

  • La voiture découverte dans le 18e arrondissement

Communiqué de Daesh revendiquant les attentats de Paris, le 14 novembre 2015.
Communiqué de Daesh revendiquant les attentats de Paris, le 14 novembre 2015. - TWITTER

Dans son communiqué de revendication, Daesh s’est « réjoui » d’avoir visé le stade de France, le Bataclan, les 10e, 11e arrondissements. Mais aussi le 18e où rien ne s’est pourtant produit. Devait-il y avoir également une attaque dans ce secteur ?

>> Que nous apprend le communiqué de Daesh ?

Salah Abdeslam devrait pouvoir répondre s’il y consent. Trois jours après les attentats, les forces de l’ordre ont en effet découvert, place Albert-Kahn (18e arrondissement), une Clio noire mal garée avec les portières ouvertes. L’enquête a permis d’établir que son locataire n’était autre que… Salah Abdeslam. Que faisait-elle là ? Le mystère reste entier.

  • Les apparts-hôtel d’Alfortville

Un soldat près du Bataclan à Paris, après l'attentat qui a touché la salle de spectacle, le 13 novembre 2015
Un soldat près du Bataclan à Paris, après l'attentat qui a touché la salle de spectacle, le 13 novembre 2015 - Jerome Delay/AP/SIPA

Le 17 novembre, les enquêteurs investissent un ensemble d’apparts-hôtel à Alfortville (Val-de-Marne). C’est Salah Abdeslam qui a loué les chambres 311 et 312 avec sa carte bancaire pour loger ses comparses avant de passer à l’attaque.

>> Les terroristes sont passés par Alforville et Bobigny

Qu’ont-ils préparé à cet endroit ? Là encore, le suspect interpellé pourrait livrer des informations. L’ensemble immobilier ne disposait pas de système de vidéo surveillance. A part des restes de pizzas, les forces de l’ordre n’ont rien retrouvé d’autre.