Attentats de novembre: Brahim Abdeslam a été enterré à Bruxelles

TERRORISME Brahim Abdeslam faisait partie du commando qui a pris pour cibles plusieurs terrasses parisiennes le 13 novembre…

20 Minutes avec AFP

— 

Brahim Abdeslam en Syrie tirée d'une vidéo diffusée en janvier 2016
Brahim Abdeslam en Syrie tirée d'une vidéo diffusée en janvier 2016 — AFP

Brahim Abdeslam, l’un des auteurs des attentats du 13 novembre, a été inhumé ce jeudi au cimetière multiconfessionnel de Bruxelles en présence d’une vingtaine de proches et amis.

Son frère, Salah Abdeslam, suspect clé des attentats qui ont fait 130 morts et plus de 400 blessés, est toujours en fuite.

>> A lire aussi : >> A lire aussi: Quel itinéraire Brahim Abdeslam a-t-il emprunté pour rejoindre la Syrie?

Une vingtaine de personnes présentes

Brahim Abdeslam, 31 ans, faisait partie du commando qui a pris pour cibles plusieurs terrasses parisiennes le 13 novembre. Il est mort en se faisant sauter à la brasserie le Comptoir Voltaire (XIe arrondissement), blessant grièvement une serveuse.

Jeudi, peu après 15h30, heure française, son cercueil en bois clair a été porté en terre par un autre de ses frères, Mohamed, aidé de cinq autres hommes. Une vingtaine d’autres personnes, proches ou amis, suivaient le cortège, ainsi qu’une poignée de journalistes.

Des policiers en civil surveillaient discrètement cette parcelle musulmane du cimetière multiconfessionnel depuis la mi-journée. Il n’y a pas eu d’incident.

D’autres djihadistes enterrés

Après celui de Bilal Hadfi la semaine dernière au même endroit, cet enterrement porte à quatre le nombre de djihadistes du 13 novembre inhumés. Samy Amimour et Omar Mostefaï, deux des trois assaillants du Bataclan, l’avaient été en région parsienne, respectivement en décembre et en février.

« Partant du principe que tout décès entraîne automatiquement une obligation de sépulture, il nous incombe également de respecter les volontés de la famille concernée », a fait valoir Saïd Chibani, président de l’association intercommunale qui gère le cimetière multiconfessionnel de la capitale belge, dans un communiqué. L’information sur l’inhumation de Brahim Abdeslam avait fuité dans la presse belge jeudi matin.

Pas d’inhumation au Maroc

La famille Abdeslam, des Français d’origine marocaine installés dans la commune bruxelloise de Molenbeek, souhaitait initialement enterrer Brahim au Maroc. Elle s’est heurtée à une absence de réponse, qui a fini par valoir refus à ses yeux. « On n’a pas eu de réponse mais la patience à des limites, on ne pouvait pas laisser le corps indéfiniment à l’institut médico-légal » de Paris, a expliqué à Mohamed Abdeslam.

Bilal Hadfi, enterré la semaine dernière dans ce même cimetière situé à cheval sur les communes d’Evere et Zaventem, près de Bruxelles, était lui aussi un Français d’origine marocaine établi en Belgique. Il est mort à 20 ans en se faisant sauter aux abords du Stade de France le soir du 13 novembre. Sa mère souhaitait aussi initialement le rapatriement du corps au Maroc.

La cousine d’Abdelhamid Abaaoud, Hasna Aït Boulahcen, a été enterrée mardi au cimetière intercommunal de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Elle décédée le 18 novembre dans l’assaut du Raid contre l’appartement de Saint-Denis où se cachait son cousin, organisateur présumé des attentats. Sa famille, d’origine marocaine, avait émis le désir qu’elle soit enterrée au Maroc.