Agriculture: Bruxelles promet des mesures pour faire face à la crise agricole

EUROPE Les agriculteurs européens sont confrontés à un effondrement des prix du lait et du porc...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un élevage porcin.
Illustration d'un élevage porcin. — JEAN-PIERRE MULLER / AFP

C’est un rendez-vous crucial pour les éleveurs. Les 28 ministres de l’Agriculture de l’Union européenne ont rendez-vous ce lundi à Bruxelles pour tenter de trouver des solutions à la crise agricole.

Plusieurs pays, dont la France, vont faire pression pour obtenir de nouvelles mesures européennes face à la crise qui ébranle notamment les filières d’élevage. Le plan d’urgence de 500 millions d’euros annoncé en septembre n’a pas suffi à rasséréner les agriculteurs européens, confrontés à un effondrement des prix du lait et du porc.

« Un nouveau paquet de mesures significatif »

La Commission européenne a promis ce lundi un « nouveau paquet de mesures significatif » pour soutenir les secteurs agricoles en crise, mais sans détailler le contenu de ces mesures.

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Invités à proposer de nouvelles pistes par la Commission, les Etats membres ne se sont pas fait prier : « Il y a eu cent propositions de nouvelles mesures », a souligné lundi le ministre néerlandais de l’Agriculture Martijn van Dam, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE. Ces propositions doivent être débattues dans la journée entre les ministres de l’Agriculture des 28 et être soumises à la Commission.

Stéphane Le Foll veut « stabiliser puis réduire »

« J’espère aujourd’hui que les choses vont bouger dans le sens qui consiste à faire le constat tout simple que l’on est en surproduction dans beaucoup de secteurs agricoles », a plaidé de son côté le ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

La France, première puissance agricole européenne, a multiplié les contacts avec d’autres gouvernements et estime notamment avoir rallié une majorité autour de mesures pour « stabiliser puis réduire » la production de lait, dont les niveaux, exceptionnels en Europe depuis la fin des quotas en avril 2015, contribuent à l’effondrement des prix.

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Paris propose un relèvement des niveaux de stockage pour la poudre de lait, de 109.000 à 160.000 tonnes (pour l’ensemble des 28) et une dérogation temporaire autorisant les Etats à limiter la production.

L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la Slovénie y sont favorables, a assuré le ministre français. Mais les mesures défendues par la France devraient se heurter à des pays comme l’Irlande, la Suède et le Danemark et au Royaume-Uni, tous réticents face aux mesures d’intervention.