Fraude à la taxe carbone: Grégory Zaoui, le principal suspect arrêté à Roissy

JUSTICE Il était en cavale depuis juillet 2014…

C. A.

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La taxe carbone avait été censurée par le Conseil constitutionnel en décembre, celui-ci estimant qu'elle rompait le principe d'égalité devant l'impôt en exemptant les industriels, également gros émetteurs de gaz à effet de serre.
La taxe carbone avait été censurée par le Conseil constitutionnel en décembre, celui-ci estimant qu'elle rompait le principe d'égalité devant l'impôt en exemptant les industriels, également gros émetteurs de gaz à effet de serre. — SIPA

L’un des principaux protagonistes de la fraude à la taxe carbone a été arrêté vendredi, avant de passer le week-end en prison dans un établissement francilien, révèle ce lundi  Europe 1.

Cette escroquerie d’un nouveau genre, qui avait profité de la création de la Bourse européenne du carbone dans les années 2000, avait coûté près d’un milliard d’euros à l’Etat français.

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Grégory Zaoui est présenté comme l’un des tous premiers acteurs de la fraude sur le marché parisien. Il est soupçonné d’avoir détourné pas moins de 156 millions d’euros de TVA, qui auraient dû revenir à l’État.

Une escroquerie rendue possible grâce à des montages de sociétés. Crépuscule, l’entreprise de l’homme de 41 ans, était un intermédiaire bien implanté sur le marché tout en se dissimulant dans des bureaux fantômes, rappelle Europe 1.

En cavale

Alors qu’il répondait présent aux convocations judiciaires, Grégory Zaoui a pris la fuite en juillet 2014, au moment où la justice lui réclame 6 millions d’euros de caution pour le laisser libre sous contrôle judiciaire.

Selon son avocat, Me Manuel Abitbol, cette somme était basée sur un patrimoine immobilier américain qui n’appartient pas à son client.

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Finalement ncarcéré

Vendredi, il a été arrêté à sa descente de l’avion à l’aéroport de Roissy. Son retour dans l’Hexagone avait été annoncé aux juges d’instruction, favorables à son maintien en liberté.

Ces derniers avaient même abaissé le montant de sa caution à 875.000 euros. Toutefois, le parquet national financier a requis l’incarcération de Grégory Zaoui, estimant qu’il n’avait pas respecté son contrôle judiciaire. Le juge des libertés et de la détention qui partage cet avis, l’a donc renvoyé derrière les barreaux.