Crash de la Germanwings : «J’aimerais mieux ne plus exister…», confiait Lubitz à son journal

FAITS DIVERS Près d’un an après le crash, le journal allemand «Bild» publie des extraits du journal intime d’Andreas Lubitz, le copilote qui a précipité l’appareil contre les Alpes françaises…

V.V.

— 

Andreas Lubitz pendant une course à pieds au cours de l'année 2009
Andreas Lubitz pendant une course à pieds au cours de l'année 2009 — Michael Mueller/AP/SIPA

« S’IL TE PLAIT, aide-moi… » Près d’un an après le crash de l’avion de la Germanwings qui a coûté la vie à 150 personnes dans les Alpes, on en apprend un peu plus sur Andreas Lubitz, le copilote soupçonné d’avoir précipité l’appareil sur la montagne. Ayant eu accès au dossier judiciaire, le journal allemand Bild a publié des extraits du journal intime du Lubitz qui éclaire sur son mal-être.

>> Portrait : Qui était Andreas Lubitz ?

Les mois précédents le crash, le copilote avait consulté pas moins de 41 médecins pour des problèmes de dépression. Ceux-ci ne dataient pas de 2015 si l’on en croit son journal. Dès décembre 2009, il appelle à l’aide. « Je parviens à peine à avoir les idées claires et (…) je me préoccupe principalement de mes douleurs et de l’absence d’issue de ma situation. S’IL TE PLAIT, aide-moi… »

« Le saut de la falaise… »

Acouphènes, douleurs corporelles, diminution du goût et de l’odorat, sensation de surdité, le copilote explique alors qu’il consacre l’essentiel de son énergie à supporter la souffrance ce qui lui occasionne de « très graves problèmes avec [sa] formation », selon les extraits retranscrits par Paris Match, ce lundi.

>> La confession du médecin de Lubitz

Auparavant, toujours dans ce même journal, il avait consigné ses idées noires. « Je me sens si triste… je suis di désespéré. Je ne vois aucun moyen de revenir à une vie normale et accomplie !! » Inquiet à l’idée de donner du souci à ses « congénères », Andreas Lubitz explique à l’époque : « J’aimerais mieux ne plus exister que de continuer à vivre. Je prie, j’implore une amélioration… mais je ne crois pas en moi-même… »

Avant de conclure ce passage par une terrible confession : « La dernière issue qui me rend, parfois, en partie heureux est le saut de la falaise. »