Crise des migrants: Près de 150 réfugiés venus de Grèce accueillis en France

IMMIGRATION Un nouveau contingent de migrants a été pris en charge dans le cadre du programme européen de répartition des demandeurs d'asile...

20 Minutes avec AFP
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Des migrants syriens se rendent attendant de passer en Grèce, près de la ville d'Ayvacik, en Turquie, le 29 janvier 2016.
Des migrants syriens se rendent attendant de passer en Grèce, près de la ville d'Ayvacik, en Turquie, le 29 janvier 2016. — Halit Onur Sandal/AP/SIPA

Bloqués depuis plusieurs jours en Grèce, près de 150 réfugiés ont été accueillis ce lundi en France. La plupart ont transité par des hot-spots, ces sites chargés de recenser et de répartir les migrants. 

Ces arrivées se font dans le cadre du programme européen de répartition des demandeurs d’asile, a précisé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. « La France est le pays qui a accueilli à ce jour le plus grand nombre de réfugiés relocalisés : 152 d’entre eux arrivent ce lundi 7 mars sur le sol français en provenance de Grèce et seront accueillis dans des centres d’accueil pour demandeurs d’asile dans plusieurs régions françaises », a ajouté le ministre.


300 personnes prises en charge depuis l’été dernier

Leur vol en provenance d’Athènes a atterri vers 6 heures à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces réfugiés ont été pris en charge par les services de la Croix-Rouge, du Samu et de l’ARS-Île-de-France.

Ces arrivées portent à près de 300 le nombre total des personnes prises en charge par la France dans le cadre du programme européen de répartition (dit de « relocalisation ») validé l’été dernier. Les premiers, des Érythréens, avaient été pris en charge en novembre. Cette fois-ci, il s’agit essentiellement de Syriens et d’Irakiens, avec une vingtaine de familles, et quelques hommes isolés.

La France s’est engagée à accueillir 30.000 réfugiés sur deux ans. Mais le démarrage est laborieux, puisque, avec 300 personnes, la France est en tête des pays d’accueil devant la Finlande (140 personnes environ), ce que Bernard Cazeneuve attribue au fait que « les dispositifs d’accueil et de répartition des réfugiés dans les hot spots ne fonctionnent encore que de façon très imparfaite ».