Un détenu s'évade de prison grâce à une faute d'orthographe

JUSTICE Une erreur dans l'écriture de son nom avait permis à Mohammed El Abassi de sortir du centre de détention...

20 Minutes avec AFP

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Une cour de prison.
Une cour de prison. — PHILIPPE HUGUEN AFP

En novembre dernier, Mohammed El Abassi, détenu à la prison du Pontet dans le Vaucluse, avait profité d’une faute d’ orthographe sur son nom pour se faire la belle. Ce mercredi, le détenu, qui avait depuis été interpellé, a finalement bénéficié d’une relaxe.

Une erreur de « b »

Tout commence par une décision du juge d’application des peines d’Avignon qui accorde, pour le 3 novembre, une permission de sortie à un détenu nommé El Abbassi, afin qu’il effectue des démarches en vue de sa libération.

Mais au greffe du centre pénitentiaire du Pontet (Vaucluse), un « b » se perd dans le patronyme du détenu, et la permission de sortie est adressée par erreur à El Abassi, condamné lui le 20 mars 2015 à dix ans de prison pour un vol avec violence.

« J’allais pas dire non »

L’homme de 34 ans échappe au contrôle des empreintes digitales en raison d’un bandage à la main et la confusion n’avait été constatée que quelques heures après son départ. Il a finalement été interpellé deux semaines plus tard dans l’agglomération de Lille.

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« L’enquête interne a révélé que vous aviez parfaitement compris que cette permission ne s’appliquait pas à votre personne », a relevé la présidente, Michèle Nesme, lors de son procès devant le tribunal correctionnel d’Avignon. « J’allais pas dire non, j’étais pas bien », a répondu El Abassi dont le casier judiciaire comporte huit condamnations dont une pour des faits criminels.

Relaxé pour « défaut de matérialité de l’infraction »

Le ministère public avait réclamé un an de prison pour cette cavale, mais le tribunal l’a finalement relaxé pour « défaut de matérialité de l’infraction ».

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Il a néanmoins été condamné mercredi pour d’autres faits : 18 mois de prison pour une précédente évasion, en août, d’un hôpital psychiatrique, et cinq ans de prison pour avoir volé, avec violence, le sac à main d’une octogénaire.