Salon de l'agriculture: Le stand du ministère démonté par des manifestants

INCIDENTS Des CRS sont intervenus pour maîtriser les manifestants....

20 Minutes avec AFP

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Le stand du ministère de l'Agriculture démonté par des manifestants samedi 27 février 2016.
Le stand du ministère de l'Agriculture démonté par des manifestants samedi 27 février 2016. — JOEL SAGET / AFP

L'ambiance est très tendue ce samedi matin au Salon de l'agriculture. Alors que le chef de l'Etat a été hué et insulté à son arrivée, des heurts ont éclaté peu après comme a pu le constater un journaliste de France 2.

Des manifestants ont totalement démonté le stand du ministère de l'Agriculture, a constaté une journaliste de l'AFP.

Après cette action, plusieurs dizaines de ces manifestants ont continué à manifester leur mécontentement à grands coups de sifflets durant plusieurs minutes. Des CRS sont intervenus pour maîtriser les manifestants.

«Voilà l'exaspération, voilà où on en est!»

«Je suis aux côtés des agriculteurs d'Ile-de-France qui sont venus dire haut et fort devant le stand (...) que les producteurs agricoles de ce pays ne se sentaient pas des citoyens. Voilà l'exaspération, voilà où on en est!», a expliqué le secrétaire général du syndicat agricole, Dominique Barreau. Damien Greffin, président de la FDSEA Ile-de-France, a indiqué de son côté que «deux agriculteurs ont été interpellés», et que leurs collègues ne repartiraient pas sans eux du salon. Un autre responsable du syndicat a évoqué ensuite cinq interpellations.

Des manifestants se sont de nouveau confronté un peu plus tard aux forces de l'ordre, en tentant de bloquer une camionnette dans laquelle leurs collègues interpellés avaient été embarqués.

«Notre action est légitime, nous ne pouvons plus nous contenter de n'avoir que des discours, on veut des actes», a lancé Jérôme Despey, secrétaire général adjoint de la FNSEA.

Le président François Hollande, en visite au salon ce matin, n'était pas présent. «On peut entendre la colère. La violence, les dégradations matérielles, non», a réagi l'entourage du président, en réaction à ces heurts.