Abattoir du Gard: Pour Brigitte Bardot, Le Foll devrait être «déchu de sa nationalité»

ANIMAUX Le ministre de l’Agriculture a été épinglé dans une lettre ouverte publiée sur le site de la Fondation Bardot…

20 Minutes avec AFP

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Brigitte Bardot, ancienne actrice et activiste des droits des animaux, au Palais de l'Elysée, le 27 septembre 2007 à Paris
Brigitte Bardot, ancienne actrice et activiste des droits des animaux, au Palais de l'Elysée, le 27 septembre 2007 à Paris — Eric Feferberg AFP

Brigitte Bardot, fervente défenseur des animaux, a piqué une grosse colère ce mardi. Elle a vertement critiqué dans une lettre ouverte le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, après la diffusion d’une vidéo montrant de mauvais traitements infligés à des animaux à l’abattoir certifié bio du Vigan dans le Gard.

« Lettre ouverte à Stéphane Le Foll, ministre des abattoirs abjects, des élevages intensifs, désastreux ministre de la protection animale… Vous devriez avoir honte de votre inaction face aux scandales que nous dénonçons et contre lesquels vous ne faites rien », écrit l’ancienne actrice dans un courrier de sa Fondation.

« Vous qui tuez la France et le monde rural »

« Par votre inaction, vous êtes complice, coupable, méprisable… C’est vous qui devriez être déchu de votre nationalité, vous qui tuez la France et le monde rural », lance-t-elle encore, dénonçant « le sadisme d’employés pervers non surveillés, une cruauté scandaleuse, inadmissible, à vomir ». « Samedi, vous inaugurez le salon de l’agri-qui-tue avec des animaux bichonnés qui seront eux aussi torturés dans les abattoirs », ajoute-t-elle.

« Des images insupportables et inacceptables » pour Stéphane Le Foll

A la mi-octobre, Brigitte Bardot avait déjà demandé au ministre l’installation de caméras de surveillance sur chaque poste d’abattage lors de la diffusion d’une vidéo similaire tournée dans un abattoir d’Alès.

Sur RTL, Stéphane Le Foll a lui aussi dénoncé « des manquements graves » et « des actes de maltraitance qui seront sanctionnés comme il se doit », évoquant « des images insupportables et inacceptables ». Il a aussi rappelé qu’il avait ordonné une enquête administrative parallèlement à l’ouverture d’une enquête préliminaire par le procureur de la République d’Alès, à la suite de la plainte déposée par l’association de défense des animaux L214.