«Jungle» de Calais: La préfecture ordonne une évacuation partielle d'ici à mardi soir

REFUGIES La préfecture du Pas-de-Calais a pris ce vendredi un «arrêté d’expulsion d’office» des occupants de la « zone sud » du camp de réfugiés à Calais....

20 Minutes avec AFP

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Le camp de réfugiés surnommé «jungle», le 19 février 2016, à Calais.
Le camp de réfugiés surnommé «jungle», le 19 février 2016, à Calais. — AFP

La jungle va bien être partiellement évacuée. La préfecture du Pas-de-Calais a pris ce vendredi un « arrêté d’expulsion d’office » des occupants de la « zone sud » du camp de réfugiés à Calais. L’évacuation des occupants devra avoir eu lieu d’ici au 23 février à 20 h, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

« Il est fait commandement aux occupants sans droit ni titre du site de la Lande à Calais de quitter et libérer de toutes personnes et de tous biens l’emprise située dans la zone dite “sud” du camp […] et ce au plus tard le mardi 23 février 2016 à 20 h », peut-on lire dans cet arrêté transmis à l’AFP et daté du 19 février.

« Passé ce délai, à défaut d’avoir quitté les lieux, il sera procédé à l’évacuation des occupants de cette zone, si nécessaire avec le concours de la force publique », peut-on également lire.

Ainsi, les migrants installés sur cette partie du camp ont jusqu’à mardi « pour rejoindre les dispositifs d’hébergement mis en place par l’Etat », avant « une évacuation progressive le mercredi 24 février », précise la préfecture.

Il y a une semaine, le 12 février, la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio avait affirmé que « plus personne ne doit vivre » dans la zone sud du camp et que « tout le monde doit quitter cette partie-là », avec un délai d’une semaine pour engager le mouvement. Selon la préfecture « 800 à 1 000 migrants » vivent dans cette zone, mais c’est plutôt 2 000 pour les associations sur place.

Ils ont le choix entre le Centre d’accueil provisoire (CAP) ouvert en janvier dans la partie nord du camp, et capable d’accueillir 1 500 personnes dans des conteneurs aménagés, ou différents centres d’accueil et d’orientation (CAO) créés ailleurs en France.

Au même moment, vendredi soir sur France Inter, le président de la République François Hollande indiquait qu'il faisait « en sorte qu'il y ait de moins en moins de personnes [réfugiées] à Calais».