Lignes intercités: L'Etat se désengage des trains de nuits

TRANSPORTS Depuis 2011, leur fréquentation a baissé de 20% et le déficit devrait dépasser 400 millions d'euros cette année...

20 Minutes avec AFP

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Une voiture d'une rame "relookée" des trains interrégionaux Corails Intercités est à quai, le 10 octobre 2007 gare Saint-Lazare
Une voiture d'une rame "relookée" des trains interrégionaux Corails Intercités est à quai, le 10 octobre 2007 gare Saint-Lazare — Jean Ayissi AFP

Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat aux Transports, a annoncé ce vendredi que le gouvernement se retirait de six des huit lignes de train de nuit existantes. Seules celle entre Paris et Briançon et la ligne Paris-Rodez-Latour-de-Carol seront maintenues.

L’Etat a par ailleurs choisi de lancer un appel d’offres pour renouveler les trains sur au moins trois des quatre lignes Intercités jugées « structurantes », pour un montant de 1,5 milliard d’euros. Il va également commander 30 rames supplémentaires à Alstom.

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Un déficit de plus de 400 millions cette année

Lors de la présentation de sa feuille de route le 7 juillet, Alain Vidalies avait déjà annoncé que l’Etat s’engageait à investir 1,5 milliard d’euros pour renouveler le parc de matériel roulant des lignes « structurantes » d’ici 2025.

Plusieurs sénateurs ainsi que des représentants syndicaux d’Alstom ont fait entendre leur voix ces dernières semaines pour inciter l’Etat à ne pas recourir à l’appel d’offres afin de préserver l’emploi. Le gouvernement a opté pour une solution intermédiaire en passant commande de 30 nouvelles rames à Alstom. Ces dernières seront déployées à partir de 2018.

Il existe 22 lignes Intercités de jour et 8 lignes de nuit. Depuis 2011, leur fréquentation a baissé de 20 % et le déficit devrait dépasser 400 millions d’euros cette année..