Enseignant relaxé à Aubervilliers: Le parquet fait appel

JUSTICE Le professeur de l’école maternelle Jean-Perrin avait affirmé en décembre qu’il s’était fait agresser dans sa classe par un homme qui se revendiquait de Daesh…

20 Minutes avec AFP

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Vue générale de l'école maternelle Jean-Perrin à Aubervilliers
Vue générale de l'école maternelle Jean-Perrin à Aubervilliers — JACQUES DEMARTHON AFP

C’est via Twitter que le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a annoncé, ce jeudi soir, qu’il faisait appel de la décision du tribunal correctionnel d’éteindre les poursuites contre l’instituteur d’Aubervilliers, qui avait déclaré être victime d’une attaque djihadiste, mi-décembre dans sa classe.

L’instituteur qui avait inventé cette agression au nom de Daesh, a été relaxé vendredi dernier par le tribunal correctionnel de Bobigny en raison de vices de procédure. Tous les procès-verbaux des auditions de cet homme de 45 ans avaient été annulés.

Toute la procédure frappée de nullité

Hospitalisé sous morphine sans avoir pu demander la présence de son avocat, l’enseignant avait déclaré le jour même avoir tout inventé et s’être auto-mutilé pour dénoncer l’insuffisance des mesures de sécurité à l’école.

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Des déclarations jugées « non spontanées » par les juges, qui avaient frappé de nullité toute la procédure enclenchée pour « dénonciation de crime imaginaire ». Mais le parquet a lui considéré que l’infraction était bel et bien constituée.

Deux à trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende requis

Le parquet, qui avait reproché au prévenu d’avoir créé un « traumatisme inhumain » chez les parents un mois après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, avait requis deux à trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende.

L’enseignant risque jusqu’à six mois de prison et 7.500 euros d’amende, ainsi que la révocation de l’Éducation nationale, en cas de condamnation définitive.