Fusillade à San Bernardino: Apple refuse de débloquer l'iPhone d'un des tireurs

TERRORISME L'entreprise américaine explique que cette «décision menace la sécurité de ses clients», car elle aurait des répercussions «au-delà du cadre juridique»...

20 Minutes avec AFP

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Dopé par iOS 7,  le nouvel iPhone 5c fait la part belle à la photo et la vidéo.
Dopé par iOS 7,  le nouvel iPhone 5c fait la part belle à la photo et la vidéo. — CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

C’est un véritable bras de fer qui s’est engagé entre le géant de l’informatique Apple et la justice américaine. Ce mardi, une juge californienne a exigé que l’entreprise aide le FBI à accéder au contenu crypté du téléphone portable d’un des auteurs de l’attaque de San Bernardino qui avait fait 14 morts, début décembre en Californie. Mais Apple refuse.

Une « menace » pour la sécurité des clients

Cette requête est « sans précédent » et « menace la sécurité » des clients d’Apple, s’est insurgé son patron Tim Cook dans une longue lettre postée sur le site internet de l’entreprise. « Nous nous opposons à cette décision qui a des implications dépassant largement le cadre légal de cette affaire », écrit-il. « Les clients attendent d’Apple et des autres entreprises de technologies qu’elles fassent tout en leur pouvoir pour protéger leurs informations personnelles », et c’est pourquoi le groupe a recours au cryptage, justifie le patron de la marque à la pomme.

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Un logiciel pour contourner l’effacement des données

La juge américaine avait notamment demandé à Apple de fournir un logiciel utilisable seulement sur l’iPhone 5C, et permettant aux enquêteurs de contourner l’effacement automatique des données qui intervient normalement après un certain nombre de tentatives infructueuses pour deviner le mot de passe de déverrouillage. « Le gouvernement suggère que cet outil pourrait n’être utilisé qu’une seule fois », remarque Tim Cook. « Mais ce n’est tout simplement pas vrai. Une fois créée, la technique pourrait être utilisée à l’infini, sur tous types d’appareils. » « Au final, nous craignons que cette demande mette à mal les libertés que notre gouvernement est censé protéger », conclut-il.

Des applications inviolables

La police fédérale (FBI) et les agences de renseignement américaines mènent une campagne depuis plusieurs mois pour que les fabricants de smartphones et autres objets électroniques laissent une possibilité d’accès au contenu de ces objets en cas de mandat judiciaire.

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Les grands groupes technologiques proposent en effet de plus en plus de produits et applications inviolables, dont seul l’utilisateur détient la clef, et ont rejeté jusqu’à présent les demandes d’accès aux données cryptées dans le cadre d’enquêtes judiciaires. Le cryptage est devenu pour les entreprises un argument commercial après les révélations d’Edward Snowden sur l’ampleur de l’espionnage électronique de l’Agence de sécurité américaine (NSA).