Les Eagles of Death Metal reviennent à Paris ce soir

MUSIQUE Le concert pourrait s’apparenter à un exercice de thérapie collective pour les musiciens comme pour des rescapés…

20 Minutes avec AFP

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Jesse Hughes, chanteur et guitariste du groupe  "Eagles of Death Metal", lors d'une interview à l'AFP le 13 février 2016 à Stockholm
Jesse Hughes, chanteur et guitariste du groupe "Eagles of Death Metal", lors d'une interview à l'AFP le 13 février 2016 à Stockholm — GUSTAV MAARTENSSON AFP

Trois mois après la tragédie du Bataclan, les Eagles of Death Metal sont de retour mardi soir sur une scène parisienne à l’occasion d’un concert chargé d’émotion.

Le groupe a repris samedi la tournée internationale qu’il avait suspendue au lendemain de l’attentat dans lequel ont été tuées 90 personnes (sur les 130 tués à Paris) pendant leur concert au Bataclan.

Le Bataclan toujours fermé, c’est au fronton de l’Olympia que leur nom va apparaître pour une soirée forcément particulière, en présence de rescapés et de proches des victimes, invités par la production, mais aussi de fans du groupe qui ont acheté leur billet.

Un dispositif de sécurité exceptionnel

Un périmètre de sécurité doit être installé dans l’après-midi autour de l’Olympia, a annoncé la préfecture de police. Des policiers en tenue et en civil quadrilleront les alentours et procéderont à des fouilles. Ce « périmètre sanctuaire » sera « sans stationnement et vide de piéton, excepté le public du concert ». A l'entrée de la salle, un second contrôle sera effectué par des vigiles, précise RTL. Les musiciens du groupe bénéficieront également d'une protection durant toute la durée de leur séjour en France.

Certains rescapés retourneront pour la première fois à un concert. Ces victimes des attentats courent le risque de revivre le traumatisme du 13 novembre, estime Carole Damiani, psychologue et directrice de l’association Paris Aide aux victimes.

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Pour les aider, il y aura sur place une « équipe d’une trentaine de personnes avec des psychologues » présente pendant tout le concert, a-t-elle indiqué. Les rescapés « ont le droit de ne pas y aller » et de sortir s’ils en éprouvent le besoin, a rappelé cette psychologue.