Attentats de novembre: Deux hommes liés à Abdelhamid Abaaoud arrêtés en Autriche

TERRORISME Les deux hommes auraient fait partie du même groupe de faux migrants que deux des kamikazes du Stade de France...

F.F.

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Photo non datée d'Abdelhamid Abaaoud
Photo non datée d'Abdelhamid Abaaoud — DABIQ

L’enquête sur les attentats commis le 13 novembre à Paris progresse. On savait déjà que deux des kamikazes du Stade de France étaient arrivés sur l’île grecque de Leros avec des passeports syriens, en empruntant la route des migrants. Ils avaient alors présenté de faux documents aux fonctionnaires européens, mais avaient dû laisser leurs photos et leurs empreintes.

Il apparaît que deux individus ayant fait partie du même groupe, Fozi B. et Faysal A., un Algérien et un Pakistanais, ont été retrouvés en Autriche grâce aux empreintes qu’ils avaient eux aussi laissées à leur arrivée à Léros, affirme Le Parisien ce samedi. Les deux hommes sont alors interpellés à Salzbourg.

Un mystérieux numéro téléphonique

D’après le quotidien, un numéro de téléphone retrouvé dans les affaires de l’un des deux individus aurait particulièrement attiré l’attention des services de police français, puisqu’il avait aussi été appelé par l’un des kamikazes du Stade de France.

Mais il ne s’agit pas de la seule connection de Fozi B. et Faysal A. avec Abdelhamid Abaaoud, présenté comme le cerveau des attentats du 13 novembre et tué dans l’assaut du Raid à Saint-Denis. D’autres appels téléphoniques des deux hommes les relieraient directement avec la " planque " dont le djihadiste se servait à Athènes.

Des liens avec la "planque" d'Abaaoud

A l’époque, en janvier 2015, Abaaoud s’y cache pour commanditer plusieurs attentats en Belgique, dont celui contre un commissariat de Verviers. Grâce aux écoutes réalisées par la police belge, les plans d’Abaaoud n’aboutissent pas et des perquisitions sont lancées dans sa cachette athénienne. Ses empreintes sont retrouvées partout dans l’appartement, tout comme la recette pour fabriquer des bombes et « des plans d’attaque, notamment dans un aéroport », indique Le Parisien.

Abaaoud parvient à s’échapper mais l’un de ses colocataires, un certain Omar D., est arrêté. Walid H., qui vit également au même endroit, est actuellement toujours en fuite après avoir été interpellé avant d’être relâché par erreur.