Calais: Dix plaintes, dont huit contre les forces de l'ordre, bientôt déposées par des migrants

JUSTICE Le smigratns sont accompagnés dans leur démarche par deux animateurs d'un centre jruidique ...

20 Minutes avec AFP

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L'avocat bordelais Raymond Blet et sa "chef de mission" Marianne Humbersot, dans la "Jungle" de Calais, le 12 février 2016
L'avocat bordelais Raymond Blet et sa "chef de mission" Marianne Humbersot, dans la "Jungle" de Calais, le 12 février 2016 — PHILIPPE HUGUEN AFP

Dix plaintes, visant principalement les forces de sécurité, vont être déposées la semaine prochaine par des migrants de Calais pour « violences » à leur encontre. Ce sont deux animateurs d’un « centre juridique » créé le mois dernier dans la foulée d’un appel d’intellectuels, dit « appel des 800 », qui vont les aider dans cette tâche.

Près de 400 consultations menées auprès des migrants

L’avocat bordelais Raymond Blet et sa « chef de mission » Marianne Humbersot, ont déclaré à la presse avoir mené à bien « 400 consultations » de migrants destinées à « les informer sur leurs droits légaux ». « Parmi ces 400 entretiens, nous avons eu 50 témoignages de violences qui ont été » commises « par des policiers ou des milices civiles », a assuré Marianne Humbersot.

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Huit plaintes contre les forces de l’ordre

Et sur ces 50 témoignages, « nous avons pris le temps et le soin de monter les dossiers pour déposer dix plaintes en bonne et due forme, dont huit à l’encontre des forces de l’ordre », les deux autres visant des civils, explique Raymond Blet. Ces dix plaintes vont être déposées individuellement par des migrants auprès du procureur de la République du tribunal de Boulogne-sur-Mer, sans doute la semaine prochaine.

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De faux policiers ?

La préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio s’est montrée ce vendredi circonspecte : « Il faut être très prudent, car nos policiers font déjà un travail difficile, il faut aussi respecter les forces de l’ordre ». « Qu’ils (les migrants, ndlr) signalent ces faits, une enquête sera faite », a-t-elle ajouté. Selon elle, « ces actes malveillants » peuvent avoir été commis par des personnes qui « prenaient l’apparence de policiers ».