Cannabis: Les jeunes fument beaucoup moins qu'on ne le pense

SONDAGE Selon un sondage, les Français surestiment la consommation de cannabis des jeunes...

20 Minutes avec AFP
Les trois-quart des Français s'estiment bien informés sur les risques liés au cannabis, mais ils surestiment fortement le nombre de jeunes fumeurs
Les trois-quart des Français s'estiment bien informés sur les risques liés au cannabis, mais ils surestiment fortement le nombre de jeunes fumeurs — YURI CORTEZ AFP

Les trois-quart des Français s’estiment bien informés sur les risques liés au cannabis, mais ils surestiment fortement le nombre de jeunes fumeurs, selon un sondage réalisé par l’Ifop pour la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).

Le sentiment d’être bien informé sur les risques sanitaires liés à la consommation de cannabis est même en progression continue, relève la Mildeca. Il atteint 75 % des personnes interrogées chez les 15 ans et plus, et 82 % chez les 15-35 ans. Il n’était que de 47 % en 2000 et 75 % en 2010, selon les données du Baromètre Santé 2010 publié par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

Les jeunes fument moins qu’on ne le croit

Les fumeurs quotidiens de cannabis ne représentent que 4 % des jeunes de 18 à 25 ans, selon les dernières données du Baromètre santé. On est bien loin de la réalité imaginée par leurs aînés.

Selon l’enquête Ifop, 96 % des sondés pensent en effet qu’ils sont bien plus nombreux que cela. Ainsi, 43 % des Français estiment que 20 à 39 % des jeunes de cet âge fument quotidiennement. Ils sont même près de 25 % à estimer que plus de 50 % des 18-25 ans consomment du cannabis tous les jours.

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« Cette représentation erronée des niveaux de consommations n’est pas neutre. Elle peut avoir un effet d’entraînement sur les jeunes qui présentent un besoin marqué d’appartenance au groupe. Cette nouvelle donnée est donc particulièrement intéressante et devra être prise en compte dans la conception de campagnes d’information qui devront combattre cette idée reçue », a commenté la présidente de la Mildeca, Danièle Jourdain Menninger.

*Enquête réalisée du 26 au 30 janvier 2016, auprès d’un échantillon de 1.001 personnes, représentatif (méthode des quotas) de la population française âgée de 15 ans et plus et d’un sur-échantillon de 504 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 à 18 ans.