Menaces contre des lycées: Le suspect va être présenté à un juge

TERRORISME Le lycéen suspecté d'avoir participé aux coups de fils menaçants passés à des lycées à Paris...

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration datant du 16 février 2016, du lycée Henri IV à Paris, l'un des établissements visés par des appels menaçants
Illustration datant du 16 février 2016, du lycée Henri IV à Paris, l'un des établissements visés par des appels menaçants — LOIC VENANCE AFP

Un lycéen de 18 ans, interpellé lundi près de Dijon dans l’enquête sur des appels anonymes menaçant des lycées parisiens courant janvier, va être présenté à un juge ce mercredi. Selon une source proche du dossier, il a reconnu être un sympathisant des Anonymous mais s’est désolidarisé de ces alertes infondées à la bombe et a nié toute implication dans cette affaire. Le jeune homme féru d’informatique a créé un serveur qui permet d’anonymiser et de brouiller les pistes sur internet, serveur qui a pu être utilisé par des « hackers » pour envoyer un tweet revendiquant ces appels, a expliqué cette source.

Un sympathisant d’Anonymous

Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la cybercriminalité (OCLCTIC) sont remontés jusqu’à lui grâce à un tweet, qui a permis d’identifier l’adresse IP [numéro d’identification de la connexion internet] de ce jeune homme, toujours selon des sources proches de l’enquête.

Interrogé par l’AFP, le père du suspect a expliqué que son fils était en relation avec « des centaines » de personnes dans le monde et affirmé qu’il n’était « pas du genre à s’attaquer à des lycées avec des alertes à la bombe ». « Ce n’est pas un hacker, un hacker vient pour casser ou pirater, lui c’est un joueur expérimental qui entre dans un système, met un drapeau pour montrer qu’il était là comme un astronaute met un drapeau sur la Lune et il s’en va », a expliqué son père. Il a décrit son fils comme « un virtuose de l’informatique ».

« Mon fils n’est pas un nuisible », avait assuré sur France Info, le père du jeune homme interpellé. Le lycéen, qui fréquente le milieu des hackers, « avait été placé en garde à vue l’année dernière pour avoir hacké un site », a précisé son père dans Metronews. « Il avait une collection de virus assez énorme », a-t-il ajouté.

Ce lundi, environ 2.000 personnes ont été évacuées d’un lycée de Belfort et plusieurs centaines d’un collège de Montreux-Château (Territoire de Belfort), après des appels malveillants signalant la présence de bombes dans ces établissements.