Agrochimie: Un groupe chinois se lance dans une fusion record de 43 milliards de dollars

ECONOMIE ChemChina aimerait racheter le suisse Syngeta, qui est favorable à cette offre...

20 Minutes avec AFP
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Logo de Syngenta, que GemChina voudrait racheter.
Logo de Syngenta, que GemChina voudrait racheter. — MICHAEL BUHOLZER / AFP

Une fusion à 43 milliards de dollars. C’est la proposition du géant chinois de la chimie ChemChina pour acheter l’agrochimiste Syngenta. L’offre, qui a été acceptée par le conseil d’administration de ce groupe suisse, représenterait la plus grosse acquisition jamais réalisée par une entreprise chinoise à l’étranger.

Le conseil d’administration de Syngenta a « unanimement » recommandé cette offre à ses actionnaires, a annoncé mercredi le groupe bâlois dans un communiqué, également diffusé par l’entreprise chinoise. Dans le détail, les actionnaires de Syngenta se verront proposer 465 dollars par action nominative auxquels s’ajoutera un dividende spécial de cinq francs suisses. « La transaction proposée respecte les intérêts de toutes les parties », s’est félicité Syngenta dans son communiqué.

Une contre-attaque de Monsanto

L’offre publique d’achat (OPA) sera faite au cours des prochaines semaines en Suisse et aux États-Unis, a précisé le groupe helvétique. La clôture de la transaction est envisagée pour d’ici à la fin de l’année. L’an dernier, les groupe suisse s'était opposé à une tentative de reprise par son rival américain Monsanto, qui mettait alors 47 milliards de dollars sur la table - et qui pourrait désormais réfléchir à une contre-attaque.

La prise du contrôle de Syngenta permettrait à ChemChina de s’imposer parmi les plus gros producteurs de pesticides et produits agrochimiques de la planète, tout en l’aidant à diminuer sa dépendance à l’égard de ses activités pétrochimiques. « En faisant cette offre, ChemChina reconnaît la qualité et le potentiel de Syngenta », a déclaré le président du groupe suisse, Michel Demaré. Cela « permettra d’accroître encore la présence de Syngenta sur les marchés émergents, notamment en Chine », assure l’entreprise.

Le rapprochement avec ChemChina, par ailleurs, « permettra de développer de manière notable le potentiel de croissance de notre activité semences », a relevé le directeur exécutif John Ramsay. ChemChina n’est pas présent pour l’instant dans la préparation et la commercialisation de semences.