Disneyland: L'homme arrêté avec deux pistolets portera un bracelet électronique pendant 6 mois

TERRORISME Les enquêteurs avaient rapidement écarté la piste terroriste...

20 Minutes avec AFP

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La police alors qu'un homme a été arrêté avec des armes à Disneyland, le 28 janvier 2016.
La police alors qu'un homme a été arrêté avec des armes à Disneyland, le 28 janvier 2016. — BERTRAND GUAY / AFP

Arrêté la semaine dernière avec deux armes de poing et des munitions, dans sa valise alors qu’il se trouvait à Disneyland, l’homme de 28 ans a été condamné mardi à porter un bracelet électronique pendant six mois par le tribunal de Meaux. Il encourrait à l'origine une peine de 15 mois de prison, dont neuf avec sursis.

Cet homme converti à l’islam, qui dans sa valise avait aussi un Coran, avait été arrêté le 28 janvier vers à l’hôtel New York, situé à proximité du Disney Village, une galerie commerçante prisée des touristes.

Il voulait « se défendre » après une agression

Le procureur avait également requis l’interdiction pour le prévenu de se rendre dans le parc d’attractions installé en Seine-et-Marne, et l’interdiction de porter une arme soumise à autorisation pendant cinq ans.

Restaurateur dans le 14e arrondissement à Paris, en plein déménagement pour se rapprocher de son fils de trois ans qui vit à Orléans avec sa mère, dont il est séparé, le prévenu, cheveux mi-longs ramassés en chignon et rasés sur le côté, barbe courte, a expliqué avoir acheté une première arme pour « se défendre » après une agression.

La piste terroriste écartée

Il a ajouté s’en être procuré une deuxième, après les attentats, « pour pouvoir faire face en cas d’événements comme ceux du 13 novembre » sur la terrasse de son établissement. Décrit comme un « garçon au grand cœur » par sa compagne, « un peu mythomane » selon le portrait brossé par la présidente du tribunal, il a expliqué « ne pas avoir pu laisser ces armes » chez lui ou « au café ». « Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de détection. Quand j’ai vu les quatre agents de sécurité, je n’ai pas osé faire demi-tour », a-t-il dit.

La présence, à côté des armes et des munitions, d’un Coran traduit en français dans le sac du jeune homme, ainsi que sa conversion à l’islam il y a une dizaine d’années avaient suscité le trouble, alors que la France vit sous la menace djihadiste après les attentats de 2015. Mais les enquêteurs avaient rapidement écarté la piste terroriste.