Un humanitaire originaire de Douai soupçonné de viols sur mineurs en Asie

PEDOPHILIE Il est soupçonné d’avoir abusé de plusieurs enfants de 7 à 13 ans depuis 2013 et jusqu’à début 2015 dans des orphelinats au Népal et au Cambodge…

Fabrice Pouliquen

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soupçonné d’avoir abusé de plusieurs enfants de 7 à 13 ans depuis 2013 et jusqu’à début 2015 dans des orphelinats au Népal et au Cambodge (photo illustration)
soupçonné d’avoir abusé de plusieurs enfants de 7 à 13 ans depuis 2013 et jusqu’à début 2015 dans des orphelinats au Népal et au Cambodge (photo illustration) — Niranjan Shrestha/AP/SIPA

Il s’appelle Philippe G., mais les enfants qui le croisaient lors de ses nombreux séjours en Asie avaient coutume de l’appeler Uncle (« oncle » en anglais). Originaire de Douai (Nord), un homme de 46 ans, célibataire et sans emploi, a été mis en examen en décembre pour viols et corruption de mineurs, et placé en détention provisoire.

Il est soupçonné d’avoir abusé de plusieurs enfants de 7 à 13 ans depuis 2013 et jusqu’à début 2015 lors de ses multiples voyages en Asie qu’il faisait sous couvert d’actions humanitaires, précise Le Parisien. Il œuvrait pour l’association Philmy Voyageurs solidaires, présidée par sa mère, dans des orphelinats au Népal ou au Cambodge notamment.

Un comportement « suspect » dénoncé par plusieurs humanitaires

Son comportement « suspect » a été dénoncé à plusieurs reprises par d’autres humanitaires, précise le quotidien. Il dormait dans les dortoirs en compagnie d’orphelins ou prenait des douches avec eux. Une enquête avait même été ouverte en 2014 après l’alerte lancée par l’association népalaise Saathi.

Se sachant l’objet d’une procédure judiciaire, Philippe G. avait disparu dans la nature en février 2015 alors qu’il se trouvait toujours au Cambodge. Les enquêteurs ont trouvé sa trace quelques semaines plus tard aux Philippines. Sa mère et son frère l’ont aidé dans sa cavale en lui envoyant notamment de l’argent.

Déjà condamné en 2005

Philippe G. a finalement été interpellé par les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) à Alès (Gard), où vit sa mère. Il a nié les faits reprochés. Plusieurs centaines de documents pédopornographiques ont été retrouvées sur son ordinateur. L’homme avait déjà été condamné en 2005, à trois ans de prison dont un avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve pendant trois ans, pour des agressions sexuelles commises sur des enfants, en 2001 et 2002, alors qu’il était sous-directeur d’une colonie de vacances en Saône-et-Loire, précise Le Parisien.