VIDEO. Attentats de novembre: Chakib Akrouh, le kamikaze de Saint-Denis enfin identifié

TERRORISME Ce Belgo-Marocain de 25 ans s'appelle Chakib Akrouh, il s'était rendu en Syrie...

Vincent Vantighem

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La police scientifique devant l'appartement de Saint-Denis visé par un assaut antiterroriste, le 18 novembre 2015
La police scientifique devant l'appartement de Saint-Denis visé par un assaut antiterroriste, le 18 novembre 2015 — ERIC FEFERBERG AFP

Il aura fallu un peu de temps mais les enquêteurs ont fini par mettre un nom sur le kamikaze qui s'est fait exploser dans l'appartement de la rue du Corbillon à Saint-Denis où se trouvait Abdelhamid Abaaoud, cinq jours après les attentats de Paris. Selon les informations du parquet, ce terroriste répond au nom de Chakib Akrouh. Il s'agit d'un Belgo-Marocain de 25 ans.

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François Molins, le procureur de Paris, avait indiqué qu'il faudrait du temps aux enquêteurs pour déterminer l'identité de ce kamikaze, étant donné l'état des lieux après l'assaut des policiers. « Cette identification résulte de la comparaison génétique entre le profil génétique extrait sur le kamikaze et celui de la mère de Chakib Akrouh », a indiqué le parquet dans un communiqué.

Les enquêteurs pensent qu'il a participé aux attentats

Il est né le 27 août 1990 en Belgique, a encore précisé le procureur de la République François Molins dans un communiqué. Les enquêteurs pensent que ce kamikaze a participé aux attaques du 13 novembre contre des terrasses de cafés et restaurants parisiens avec l'organisateur présumé des attentats Abdelhamid Abaaoud, également mort dans l'assaut de Saint-Denis.

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L'enquête a démontré que, le soir des attentats, Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé, s'était rendu aux abords du Bataclan après avoir participé aux fusillades aux terrasses de café. Les images de vidéosurveillance ont montré qu'il était suivi par un homme dans le métro parisien. Il s'agirait donc de Chakib Akrouh, dont l'ADN a également été retrouvée sur l'une des kalachnikov découverte dans une voiture à Montreuil et qui a servi aux tueries des terrasses.

Le terreau syrien encore visé

Selon une source proche du dossier, le nom de cet homme avait été communiqué fin 2015 par les autorités judiciaires belges, sur la foi d'une photographie d'Akrouh. Celui-ci était parti de Bruxelles début janvier 2015 en Syrie, en compagnie de six ou sept autres personnes.

Son nom circulait depuis plusieurs jours. Mais à l'inverse d'autres membres du commando, à commencer par Abaaoud, il était inconnu des services de police belge, notamment pour des faits de délinquance, et son profil génétique ne figurait dans aucun fichier.