Attentats de novembre: Les terroristes n'étaient pas drogués

ENQUETE Ni alcool, ni Captagon, ni rien... «Le Parisien» révèle ce mardi le résultat des expertises toxicologiques effectuées sur les neuf terroristes décédés...

D.B.

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Illustration du Captagon (Beyrouth, le 11 juin 2010).
Illustration du Captagon (Beyrouth, le 11 juin 2010). — JOSEPH EID

On croyait les terroristes du 13 novembre sous l’effet de la drogue ou de l’alcool. Mais il n’en serait rien, selon Le Parisien. Le quotidien qui a eu vent des expertises toxicologiques effectuées sur les neuf terroristes décédés remises aux juges d’instruction fin décembre, affirme que ces hommes «n’étaient ni drogués ni dopés».

Une conclusion qui contredit ce qui était jusqu'ici soupçonné. Un témoin qui avait croisé la Polo noire des terroristes près du Bataclan, avait notamment indiqué au Figaro : «On aurait cru des morts-vivants, comme s’ils étaient drogués. »

Pas de Captagon consommé

Alors que l’hypothèse la plus probable qui circulait était que les terroristes avaient pris du Captagon, un dérivé d’amphétamines prisé par les djihadistes, les expertises la démentent. Les seuls éléments trouvés sont des traces «infimes» de cannabis dans le sang de Brahim Abdeslam, qui renvoient sans doute à une consommation ancienne, et un taux d’alcool très faible dans le sang de Samy Amimour, qui ne signifie pas une consommation d’alcool ce jour-là.

En revanche, des traces de cocaïne ont été retrouvées dans le sang d’Hasna Aït Boulahcen, la cousine d’Abdelhamid Abaaoud, morte lors de l’assaut de Saint-Denis.