Pour la première fois, les Français ont une aussi bonne image des policiers que des gendarmes

SECURITE En 2014, seuls 65% des Français avaient une opinion favorable des policiers contre 82% aujourd'hui...

20 Minutes avec AFP
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Bernard Cazeneuve et François Hollande à la rencontre des policiers le 31 décembre 2015 sur les Champs-Elysées.
Bernard Cazeneuve et François Hollande à la rencontre des policiers le 31 décembre 2015 sur les Champs-Elysées. — MICHEL EULER / POOL / AFP

Applaudis au lendemain des attentats de janvier, les policiers seraient remontés, pour la première fois, dans l’estime des Français.

Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour le numéro de janvier de la revue L’Essor de la gendarmerie, 88 % des Français déclarent avoir une « bonne opinion » des gendarmes et 82 % des policiers. En 2014, ils préféraient largement les gendarmes (81 %) -des militaires- aux seconds (65 %) qui sont des civils.

Les gendarmes toujours plus « proches » de Français que les policiers

30 % des sondés estiment par ailleurs que les gendarmes « sont plus proches de la population » (34 % en 1014), 17 % pensant que ce sont les policiers (12 % en 2014).

« Cette année, près de neuf Français sur dix déclarent avoir une bonne opinion des gendarmes et huit sur dix pour les policiers », observent les responsables de ce sondage.

>> Une circulaire de la police indique la conduite à tenir face à des « tueurs de masse »

« Ces résultats, les plus hauts observés depuis le lancement du baromètre sur l’image comparée des gendarmes et des policiers en 2012 », ajoutent-ils, « s’inscrivent dans le contexte très particulier des attentats de janvier 2015 et de ceux du 13 novembre, survenus seulement deux semaines avant cette vague de baromètre ».

Les forces de l’ordre avaient été vivement applaudies lors de la manifestation du 11 janvier 2015, qui avait réuni plus de 1,5 million de personnes à Paris contre le terrorisme et en hommage aux victimes des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher.

Le 9 janvier, les unités d’intervention de la police (Raid et BRI) avaient mis fin à la prise d’otage à l’Hyper Cacher et celle de la gendarmerie (GIGN) avait tué les frères Kouachi, responsables de l’attaque contre Charlie Hebdo, à Dammartin-en-Goële (à 45 km au nord-est de Paris).

Le 13 novembre, la BRI était intervenue au Bataclan après la fusillade meurtrière et le 18 novembre, le Raid a donné l’assaut à Saint-Denis contre l’appartement où trois djihadistes étaient réunis.

L’enquête a été réalisée du 1 au 3 décembre auprès d’un échantillon de 1.211 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.