Attentats à Paris: Ce que révèle le rapport d'enquête

ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE Le quotidien Le Figaro a eu accès au contenu du rapport d'enquête...

H.S.

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Des militaires français près de l'établissement La Belle Equipe rue de Charonne à Paris frappé par une attaque terroriste le 14 novembre 2015
Des militaires français près de l'établissement La Belle Equipe rue de Charonne à Paris frappé par une attaque terroriste le 14 novembre 2015 — PIERRE CONSTANT AFP

Depuis les attaques terroristes du 13 novembre à Paris, de nombreux éléments de l’enquête ont été révélés, dévoilant l’organisation et les motivations des différents commandos impliqués. Ce lundi, plus d’un mois après les attentats qui ont fait 130 morts, Le Figaro publie de nouvelles conclusions du rapport d’enquête.

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La terreur au Bataclan

Le soir du 13 novembre, le Bataclan fait salle comble pour applaudir le groupe américain Eagle of Death Metal. Près de 1500 personnes se trouvent dans l’enceinte au moment des faits et 89 d’entre elles y périront. Dès la fin de l’assaut des forces de l’ordre, de nombreux récits de spectateurs témoignent de l’horreur absolue qui régnait à l’intérieur de la salle.

« Selon nos informations, plusieurs otages sont disposés devant les portes et les fenêtres en guise de boucliers humains. Les djihadistes s’emparent ensuite des téléphones portables de leurs victimes pour aller sur Internet, en vain, faute de réseau, puis pour amorcer de surréalistes négociations avec la police », avance Le Figaro.

Les rescapés décrivent alors des scènes inimaginables : « Comme dans un scénario d’épouvante, l’un des terroristes va même au xylophone pour jouer, selon la rescapée, « avec un rire sadique ». « Il est où le chanteur ? Ils sont où les Ricains ? C’est un groupe américain, avec les Américains, vous bombardez, donc on s’en prend aux Américains et à vous », ont-ils par ailleurs hurlé après une première salve de tirs en cherchant les membres des Eagles of Death Metal en concert ce soir du vendredi 13 ». Mais le Bataclan n’est qu’un chapitre de l’histoire terrible qui se déroule ce soir-là.

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400 tirs en 20 minutes sur les terrasses parisiennes

Autre constatation du Figaro : la détermination et l’efficacité du « commando des terrasses » opérant dans les Xe et XIe arrondissements de Paris. Selon le journal, « plus de 400 coups de feu ont été tirés entre 21h20 et 21h40. Au Petit Cambodge et au Carillon, où 116 étuis de kalachnikov ont été retrouvés, comme à la Bonne Bière et à la Belle Équipe, où 250 coups de feu ont été tirés ».

Confirmant l’implication d’Abdelamid Abaaoud, cadre commanditaire de Daesh tué lors de l’assaut de Saint-Denis le 17 novembre, confondu par ses baskets orange, le rapport d’enquête évoque la participation du conducteur de la voiture du commando. Ce dernier, « décrit comme très calme et n’hésitant pas à s’acharner sur des blessés allongés au sol », pourrait être Salah Abdeslam, toujours activement recherché par les autorités.

La détermination de Bilal Hadfi

Enfin, le contenu du rapport donne des détails sur le déroulé de la soirée au Stade de France, alors que se déroule une rencontre amicale entre l’équipe de France et l’équipe d’Allemange.

>> Bilal Hadfi a essayé de rentrer à quatre reprises au Stade de France

Le Figaro explique que l’un des trois kamikazes a tenté, en vain, entre 21h05 et 21h25 d’entrer à quatre reprises dans l’enceinte, afin de se faire sauter au milieu de la foule dans les tribunes. Refoulé, Bilal Hadfi, a fini par actionner sa ceinture d’explosifs à 21h53 devant un restaurant McDonald’s.