Tensions à Ajaccio: «Plusieurs enquêtes sont en cours»

CORSE Deux hommes ont été placés en garde à vue après les violences survenues dans la nuit de Noël à Ajaccio...

L.C.
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Des manifestants rassemblés devant le quartier des Jardins de l'Empereur, à Ajaccio, protégé par des CRS, le 27 décembre 2015.
Des manifestants rassemblés devant le quartier des Jardins de l'Empereur, à Ajaccio, protégé par des CRS, le 27 décembre 2015. — YANNICK GRAZIANI / AFP

Le procureur de la République d’Ajaccio a livré ce dimanche soir des précisions sur les premiers éléments de l’enquête sur les actes de violences survenus les 24 et 25 décembre dans la ville corse. Il y a deux enquêtes, a précisé le procureur, une sur l’agression des pompiers et du policier le 24 décembre après-midi, et une autre sur les débordements qui ont suivi dans la soirée de Noël, et le 25 décembre, notamment le saccage d'une salle de prière musulmane.

Deux hommes connus pour des actes de délinquance

Eric Brouillard a dénoncé des faits « inadmissibles » et confirmé que « deux personnes sont en garde à vue ce soir. Ces personnes avaient pris la fuite le 25. Elles devraient être déférées demain ou après-demain et répondront à tout le moins des faits de dégradations », a-t-il déclaré. Leur implication dans l'agression de deux pompiers et d'un policier «fait encore l'objet d'investigations»

Ces deux « jeunes hommes » sont « connus pour de petits actes de délinquance dans le quartier », a précisé le procureur. « Ils se connaissent », a-t-il ajouté.

 

En outre, le procureur a confirmé les informations selon lesquelles une détonation se serait produite ce dimanche soir près d'un restaurant marocain du quartier des Cannes. « Un colis suspect a été retrouvé ce soir dans un restaurant marocain », a-t-il expliqué.

France 3 Corse, qui avait d'abord parlé d'un «restaurant marocain plastiqué», a ensuite rapporté qu'un colis suspect avait été détruit par les démineurs. Selon Corse Matin, il s'agissait d'une fausse alerte : «c'était un sac plastic avec du papier et du scotch» ont expliqué les démineurs.

 

 

 

Le procureur a également condamné les violences du 25 décembre, notamment le saccage d’une salle de prière et les slogans à caractère raciste scandés lors des manifestations vendredi et samedi. « Ce sont des actions qui ne peuvent certainement pas être tolérées », a-t-il déclaré. « Le simple fait de proférer des propos xénophobes est interdit par la loi ».