Ajaccio: Nuit calme après des incidents islamophobes vendredi

FAITS DIVERS Les forces de l'ordre sont restées déployées toute la nuit...

20 Minutes avec AFP

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Une salle de prière musulmane a été saccagée vendredi 25 décembre 2015 à Ajaccio (Corse-du-Sud).
Une salle de prière musulmane a été saccagée vendredi 25 décembre 2015 à Ajaccio (Corse-du-Sud). — Pierre-Antoine FOURNIL / AFP

La nuit de vendredi à ce samedi a été « calme » à Ajaccio, où de nombreux policiers avaient été déployés pour éviter d’éventuels incidents, après le rassemblement qui a abouti vendredi en fin de journée au saccage d’une salle de prière musulmane, a-t-on appris auprès du sous-préfet.

« Nuit calme à Ajaccio, très fortement encadrée par des effectifs des forces de l’ordre », a indiqué dans un sms adressé à François Lalanne.

Vendredi en fin de journée, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées dans une cité populaire d’Ajaccio, où, la nuit précédente, deux pompiers et un policier avaient été blessés dans des échauffourées. Scandant pour certaines « Arabi fora (les Arabes dehors, ndlr) ! » ou « On est chez nous ! », selon une correspondante de l’AFP, elles ont, dans une ambiance tendue et encadrés par des policiers déployés pour tenter de maintenir de calme, essayé d’identifier et de retrouver les auteurs de l’agression de la veille.

Ils essaient de brûler des livres

En marge de ce rassemblement, une salle de prière musulmane, située à proximité de la cité des Jardins de l’Empereur, a été saccagée par un groupe d’individus, qui ont aussi tenté de mettre le feu -n’y parvenant que partiellement- à de nombreux livres, dont des exemplaires du Coran. « Cinquante livres de prières ont été jetés sur la voie publique (seules quelques feuilles ont été consumées) », avait précisé François Lalanne. Un restaurant kebab a également été endommagé.

De nombreux policiers sont restés déployés toute la nuit devant les cinq lieux de culte musulmans de la ville, ainsi que dans la cité des Jardins de l’Empereur.

Manuel Valls et Bernard Cazeneuve se sont exprimés vendredi pour condamner des «actes inacceptables».