Ajaccio: Manuel Valls et Bernard Cazeneuve condamnent le saccage et les agressions

FAITS DIVERS Des pompiers et policiers ont été agressés dans la nuit de jeudi à vendredi puis des manifestants ont saccagé un lieu de culte musulman dans la soirée...

T.L.G.
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Le Premier ministre Manuel Valls, le 17 novembre 2015, à l'Assemblée nationale
Le Premier ministre Manuel Valls, le 17 novembre 2015, à l'Assemblée nationale — ALAIN JOCARD AFP

Situation très tendue en Corse. Des pompiers et des policiers ont été agressés dans la nuit de jeudi à vendredi à Ajaccio et un lieu de culte musulman a été saccagé dans la soirée par des manifestants. « Après l’agression intolérable de pompiers, profanation inacceptable d’un lieu de prière musulman. Respect de la loi républicaine », a réagi Manuel Valls sur Twitter.

 

Dans la foulée, Bernard Cazeneuve a également condamné des « exactions intolérables aux relents de racisme et de xénophobie ».

« Le ministre de l’Intérieur condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont ont été victimes la nuit dernière des sapeurs-pompiers et policiers, alors qu’ils intervenaient dans le quartier des jardins de l’Empereur à Ajaccio », indique un communiqué. « Bernard Cazeneuve souhaite que les auteurs de ces violences soient identifiés et interpellés dans les meilleurs délais, afin qu’ils répondent devant la Justice de ces actes inadmissibles », poursuit le texte.

Pour le ministre, « toute la lumière devra également être faite sur les conditions dans lesquelles des individus se sont livrés à de multiples dégradations dans le même quartier (vendredi après-midi) et ont pénétré par effraction dans un lieu de culte musulman, en tentant d’incendier des Corans et livres de prière ». « Ces exactions intolérables, aux relents de racisme et de xénophobie, ne sauraient rester impunies tant elles portent atteinte aux valeurs mêmes de la République », conclut-il.

Certains manifestants ont souhaité «se faire justice», indique le préfet

« La tension a diminué car les manifestants ont quitté les lieux vers 20h30 », a indiqué Christophe Mirmand, préfet de Corse du Sud sur BFMTV dans la soirée. « Il y a eu volonté de la part de certains manifestants de se faire justice eux-mêmes », au lendemain de l’agression des forces de l’ordre. Le haut fonctionnaire a indiqué qu’il n’y avait « pas eu de blessures physiques », malgré les incidents.


Christophe Mirmand a indiqué que des mesures de renforcement ont été prises dans la ville, comme la « surveillance des commerces et des lieux de cultes » à Ajaccio et dans l’ensemble de la péninsule.

 

Depuis les attentats de janvier dernier, et « encore davantage depuis le 13 novembre, des propos choquants s’expriment à la fois sur les réseaux sociaux et les conversations, qui doivent être combattus fermement car ils sont inacceptables dans la République », a-t-il indiqué, précisant qu’aucune interpellation n’avait été prononcée.